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Droits humainsBurkhalter salue la trêve en Syrie, «un pas encourageant»

La trêve en Syrie constitue «un pas encourageant dans la bonne direction», a souligné Didier Burkhalter en ouverture de la 31e session du Conseil des droits de l'homme à Genève.

Didier Burkhalter a estimé lundi à Genève, lors de la 31 session du Conseil des droits de l'homme, que le monde n'a plus le droit «au renvoi à plus tard».
Didier Burkhalter a estimé lundi à Genève, lors de la 31 session du Conseil des droits de l'homme, que le monde n'a plus le droit «au renvoi à plus tard».
Keystone

Au début de la 31e session du Conseil des droits de l'homme à Genève, Didier Burkhalter a estimé lundi que le monde n'a plus le droit «au renvoi à plus tard».

«La Syrie est en guerre depuis cinq ans, la moitié de la vie de ce Conseil des droits de l'homme», a affirmé le conseiller fédéral dans son discours d'introduction. «Dix ans: c'est l'âge de l'enfance» et pourtant, pour beaucoup d'enfants, «on est encore loin» d'un respect des droits de l'homme.

Plus de 11 millions de personnes ont notamment dû fuir leur domicile en raison de la crise syrienne. La Suisse appelle à une solution politique au conflit. Elle s'engage également pour un accès humanitaire «suffisant et sans entraves», a souligné M. Burkhalter. Et d'appeler aussi à renforcer la protection et les droits des migrants.

Le Haut Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Raad Al Hussein, a dénoncé la xénophobie à l'égard des migrants. A nouveau, il a ciblé les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l'utilisation de la famine comme tactique de guerre dans les régions assiégées.

Nombreux pays ciblés

Plus globalement, «les droits fondamentaux sont sous pression dans de nombreux pays», affirme de son côté Didier Burkhalter. De grossières violations des droits de l'homme «sont accueillies avec indifférence», renchérit Zeid Raad Al Hussein. Si l'«irresponsabilité», et parfois la «stupidité», pour défendre les intérêts nationaux ne diminue pas progressivement, de nombreuses violences et de nombreux décès sont à attendre.

Outre la Syrie, le Haut Commissaire a évoqué des violations en Afghanistan, au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC), dans la région du lac Tchad, en Irak, en Libye, au Mali, dans les territoires palestiniens, en Somalie, au Soudan du Sud, au Soudan, en Ukraine et au Yémen.

Didier Burkhalter a dénoncé les lois qui limitent le financement externe de la société civile. Dans la lutte contre le terrorisme, il a rappelé la priorité suisse de prévention contre l'extrémisme violent. Une conférence internationale aura lieu en avril à Genève.

Appel lancé par Zeid

Lorsque les gouvernements s'en prennent aux activistes, aux opposants politiques ou à l'indépendance des autorités judiciaires, «ils n'agissent pas pour stopper l'extrémisme violent», selon Zeid Raad Al Hussein.

Autre combat de la Suisse, la peine de mort n'est pas une réponse «efficace» contre le terrorisme, selon Didier Burkhalter. Une résolution sur les violations des droits de l'homme dans l'application de cette sentence avait été votée il y a quelques mois par le Conseil des droits de l'homme.

Zeid Raad Al Hussein a pour sa part appelé les Etats à protéger les civils. Les responsables de violations sévères des droits de l'homme doivent savoir qu'ils seront sanctionnés, a-t-il dit.

ats

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