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LibanBurkhalter visite des projets soutenus par Berne

Le conseiller fédéral était à Beyrouth, mardi. Il s'est notamment rendu au centre d'aide d'urgence de la Croix-Rouge.

Après avoir participé lundi et mardi matin au Sommet humanitaire mondial d'Istanbul, Didier Burkhalter s'est envolé mardi pour le Liban.

Le conseiller fédéral a visité à Beyrouth deux projets soutenus par la Suisse, qui tentent d'offrir des perspectives d'avenir aux populations locales et réfugiées.

Discussion avec des jeunes

Didier Burkhalter s'est d'abord rendu au centre d'aide d'urgence de la Croix-Rouge libanaise (CRL). Une première visite qui s'est «focalisée sur l'accès de tous à des conditions de vie sûres et paisibles», informe le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

Lors de sa seconde visite, au centre Tahaddi, le chef de la diplomatie suisse «a évoqué avec des jeunes gens leurs difficultés, leurs besoins et leurs perspectives d'avenir», poursuit le communiqué. Situé à Hay el Gharbé, un quartier défavorisé du sud de la capitale libanaise, ce centre éducatif accueille filles, garçons et adultes. Il comprend aussi un centre de santé.

Ces deux projets font partie de la stratégie régionale Moyen-Orient (Syrie, Liban, Jordanie, Irak) de la Suisse pour la période 2015-2018. Les objectifs de cette stratégie sont d'«aider les pays d'accueil à mobiliser les capacités nécessaires à la fois pour relever le défi de l'afflux de réfugiés et pour offrir des perspectives d'avenir aux réfugiés comme à la population autochtone», précise le communiqué.

Discussions bilatérales

Outre ces visites, le conseiller fédéral a profité de son passage à Beyrouth pour s'entretenir avec le ministre des affaires étrangères libanais, Gebran Bassil. Les deux hommes ont évoqué divers sujets, dont la situation des réfugiés, le soutien à apporter au Liban pour renforcer sa résilience, la lutte contre l'extrémisme violent et les moyens d'offrir sur place des perspectives aux populations.

Ils ont aussi abordé des sujets bilatéraux. Parmi eux: les consultations politiques que la Suisse et le Liban mèneront désormais régulièrement, en vertu d'une convention d'avril 2016.

Soutien à des réfugiés sur place

Le centre d'aide d'urgence de la CRL et celui de Tahaddi ne sont pas les seuls à avoir le soutien de la Suisse. D'autres organisations locales libanaises en bénéficient aussi, à l'image de Masar, Basmeh w Zeitouneh et la Fondation culturelle Ghassan Kanafani (GKCF).

La première organisation travaille avec des groupes d'adolescents à la recherche de moyens pacifiques de régler des différends. La deuxième propose aux réfugiés syriens et palestiniens des formations professionnelles, de même qu'une aide à la création d'entreprise. Et la dernière prend en charge l'éducation d'enfants en âge préscolaire dans plusieurs camps de réfugiés.

Le Liban est particulièrement touché par les conséquences du conflit qui déchire la Syrie. Il a accueilli quelque 1,3 million de réfugiés, soit un quart de sa propre population.

ats

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