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«Partir comme ça, c’est ce que je pouvais espérer de mieux»

Huit ans après Pékin, Fabian Cancellara remporte son second titre olympique du contre-la-montre. Il a relevé son dernier défi. Chapeau!

Huit ans après avoir décroché l’or en Chine, le Bernois a remporté hier son second titre olympique du contre-la-montre. Une apothéose en or telle qu’il espérait.
Huit ans après avoir décroché l’or en Chine, le Bernois a remporté hier son second titre olympique du contre-la-montre. Une apothéose en or telle qu’il espérait.
REUTERS

Un champion qui gagne un titre olympique, surtout lorsqu’il a martyrisé son corps en roulant à plus de 45 km/h, franchit rarement la ligne d’arrivée la fleur au fusil.

D’ailleurs, hier, ce n’était pas la saison du muguet. A Rio, on se serait cru en novembre, sous un ciel de Flandres! En fait, c’était un temps idéal pour un chrono de rêve. Mais là, Fabian Cancellara est encore à l’agonie, assommé par la brutalité de son effort. Il a été au bout de lui-même. «J’ai tout donné», dira-t-il plus tard, à la fois ressuscité et extatique, les épaules drapées dans une bannière rouge à croix blanche. Il a tout donné, oui, c’est-à-dire dire ses tripes, ses forces et ses émotions. Tout pour terminer une carrière de seize ans en apothéose, à l’heure et en or.

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