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Cantons pas égaux face au vote pour les JO 2026

Le Valais pourrait appeler la population à voter sur la candidature de Sion. Vaud ne l’envisage pas, Fribourg et Berne attendent.

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Repoussée la semaine dernière, la décision du Conseil fédéral de soutenir financièrement le projet des Jeux olympiques Sion 2026 pourrait tomber ce mercredi. Si elle est évidemment très attendue par le comité de candidature, qui espère une enveloppe de 1 milliard de francs, la prise de position du gouvernement intéresse aussi beaucoup les gouvernements cantonaux. Au moins quatre d’entre eux: le Valais bien sûr, mais aussi Vaud, Fribourg et Berne.

Car, dans ces quatre cantons, des épreuves sont prévues si la Suisse devait accueillir les Jeux d’hiver 2026. La décision du Conseil fédéral aura donc une conséquence directe sur l’une des données les plus attendues du dossier: la votation populaire. Le comité d’organisation comptant beaucoup sur l’engouement de la population pour créer une dynamique positive, la question de la prise de pouls s’avère très importante.

Mais moins de trois jours après le non du Tyrol au projet Innsbruck 2026, qui ressemble furieusement au projet «à taille humaine» de Sion 2026, le sujet est délicat. A tel point que, dans les quatre cantons concernés, la réponse est invariablement la même. En substance, on attend de savoir avec précision ce que décidera le Conseil fédéral avant de se déterminer à son tour. Les Fribourgeois resteront sur cette ligne et ne diront pas un mot de plus. «De nombreux scénarios sont encore possibles», justifie la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport fribourgeoise. Même son de cloche à Berne, où les autorités, qui étudient «toutes les pistes», se détermineront en novembre.

De ces réactions frileuses se détachent deux positions un peu plus affirmées: dans les cantons de Vaud et du Valais. Ce n’est pas un hasard. Ces deux territoires sont les plus impliqués dans le projet. Dans le Vieux-Pays, si la décision dépendra aussi de l’épaisseur de l’enveloppe de la Confédération, Frédéric Favre, chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport, rappelle toutefois que «l’idée a toujours été de faire voter la population». Les Valaisans pourraient donc être spontanément appelés aux urnes. «Ça fait partie des options sur lesquelles nous planchons, mais tant que le Conseil fédéral ne s’est pas prononcé, on ne sait pas sur quel objet ni sur quels éventuels montants faire voter les citoyens», dit le conseiller d’Etat.

Référendum possible

Autre canton, autre discours: en terre vaudoise, le ministre de l’Economie et du sport, Philippe Leuba, annonce que ses concitoyens ne seront pas convoqués spontanément. «Nous n’organiserons pas de votation hors de tout cadre constitutionnel et nous ne créerons pas un droit particulier», assène-t-il. Il développe: «Il résultera du montant exact qu’allouera la Confédération une répartition des coûts entre les cantons. Il s’agira ensuite de voir si la part dévolue au Canton de Vaud peut être couverte par le budget ordinaire (ndlr: qui ne peut pas faire l’objet d’un référendum) ou si elle relève d’un décret adopté par le Grand Conseil. Ce dernier cas étant susceptible d’être attaqué par référendum, rien n’empêche les opposants de partir à la récolte de signatures.» Ils auraient quatre mois pour rassembler 12 000 paraphes. Les Verts vaudois annoncent qu’ils sont déjà dans le portillon de départ.

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