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CarPostal: Susanne Ruoff exclut de démissionner

La directrice générale de La Poste assure n’avoir «ni menti, ni fait quelque chose de faux». Des parlementaires réagissent.

Susanne Ruoff, directrice de la Poste
Susanne Ruoff, directrice de la Poste
Keystone

Elle reconnaît des erreurs mais refuse de démissionner. Dans une interview publiée dimanche par l’hebdomadaire alémanique SonntagsBlick, la directrice générale de La Poste, Susanne Ruoff, a martelé sa ligne de défense: mise sous pression en raison de manipulations comptables chez CarPostal, elle affirme avoir découvert en novembre 2017 seulement que les transferts de coûts effectués à la charge du transport financé par des fonds publics étaient illégaux.

Selon elle, c’est le directeur de l’Office fédéral des transports, Peter Füglistaler, qui lui a transmis les informations sur des factures et des comptabilisations fictives. «J’ai réagi immédiatement», précise la directrice, âgée de 60 ans, qui assure n’avoir «ni menti ni fait quelque chose de faux».

Une défense insuffisante, selon le conseiller national UDC genevois Yves Nidegger: «À ce stade, personne ne lui reproche d’avoir été malhonnête ni d’avoir menti, mais d’avoir été incompétente parce qu’elle n’a pas eu vent plus tôt de ces malversations. Vu son salaire (ndlr: qui frise le million de francs par année), elle se doit d’être hypercompétente et de se débrouiller pour avoir ce genre de situations sous contrôle. Quant à savoir si elle doit démissionner maintenant ou non, ce n’est pas à moi de trancher.»

Plus tôt dans la semaine, plusieurs parlementaires, dont le socialiste Roger Nordmann, avaient estimé que la directrice ne pouvait plus rester à sa place dans de telles circonstances.

Le conseiller aux États PLR Olivier Français rappelle quant à lui que La Poste est «une grande machine, un conglomérat de trois entreprises». Selon une source proche du dossier citée dans Le Matin Dimanche, la direction aurait été peu regardante sur les agissements de CarPostal, pour se concentrer sur PostFinance et le réseau postal. Cela dit, pour Olivier Français, «il faut faire attention à ne pas tirer des conclusions trop hâtives quant à la responsabilité des uns et des autres. Mais cette affaire montre qu’il y a un problème au niveau du contrôle de gestion de l’entreprise et que des modifications structurelles doivent être apportées.»

Samedi, sur la SRF, le directeur de l’OFT a également mis en garde contre les accusations précipitées. «Lorsqu’on accuse une personne, cela rend plus difficile les investigations des événements.»

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