Passer au contenu principal

GenèveCassis et Lavrov réunis après l'affaire des espions

Quelques mois après l'affaire de deux espions russes présumés en Suisse, les deux hommes se retrouvent mercredi à Genève pour tenter un apaisement.

Ignazio Cassis a rencontré Sergueï Lavrov, mercredi, à Genève.
Ignazio Cassis a rencontré Sergueï Lavrov, mercredi, à Genève.
AFP

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis et son homologue russe Sergueï Lavrov ont entamé une rencontre à Genève, mercredi. Quelques mois après l'affaire de deux espions russes présumés en Suisse, les deux hommes se retrouvent mercredi à Genève pour tenter un apaisement.

Sergueï Lavrov arrive dans un environnement extrêmement tendu pour la Russie avec l'Ukraine. Le président ukrainien vient de promulguer la loi martiale après un incident qui a impliqué plusieurs navires russes.

Avec la Suisse aussi, les relations ont été difficiles ces derniers mois. En septembre, les deux hommes s'étaient réunis pendant l'Assemblée générale de l'ONU, sans avancée sur l'affaire d'espionnage qui a entaché ce lien. Le Tessinois avait invité Sergueï Lavrov en Suisse, mais le chef de la diplomatie russe souhaitait attendre que le climat se calme à nouveau.

Relation bilatérales

Environ deux mois plus tard, la conférence ministérielle sur l'Afghanistan a offert une possibilité à ces deux responsables de se voir plus longuement. «Nous n'avons rien à cacher», a dit Sergueï Lavrov à son arrivée dans un hôtel genevois alors que Ignazio Cassis lui indiquait que tous deux pouvaient contourner les portiques de sécurité.

Selon des sources convergentes, l'objectif est «de mieux se connaître et d'approfondir une relation personnelle». Le chef du DFAE et Sergueï Lavrov doivent discuter de relations bilatérales et multilatérales et des questions internationales.

Procédure contre deux Russes

Le Conseil fédéral a autorisé en octobre dernier le Ministère public de la Confédération (MPC) à ouvrir une procédure pénale contre deux ressortissants russes soupçonnés de service de renseignements politique. Selon toute vraisemblance, la situation est liée à deux hommes qui voulaient espionner le Laboratoire de Spiez (BE).

En mars 2017, le MPC a déjà ouvert une enquête contre deux présumés espions russes. Ils étaient suspectés d'avoir mené une cyberattaque contre l'Agence mondiale antidopage, dont le siège européen est à Lausanne.

Tout laisse penser que ces hommes sont les mêmes que ceux qui ont été arrêtés il y a plusieurs mois au Pays-Bas et renvoyés dans leur pays. Ils étaient alors en route pour le Laboratoire de Spiez. Cette institution spécialisée dans les menaces chimiques a notamment participé aux investigations sur l'empoisonnement de Sergueï Skripal en Angleterre. L'arrestation avait permis de prévenir toute action illégale contre une infrastructure suisse critique, avait dit le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

La Suisse avait protesté contre cette «tentative d'attaque» et exigé de Moscou «de mettre fin immédiatement à ses activités d'espionnage sur notre territoire». La Russie a dénoncé des «accusations infondées».

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.