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La castration des chats sera débattue au Parlement

Une conseillère nationale a déposé jeudi une motion pour obliger les propriétaires de matous à castrer leur animal. Il y a urgence, selon elle.

Entre 100'000 et 300'000 chats errants vivent en Suisse.
Entre 100'000 et 300'000 chats errants vivent en Suisse.
Keystone

Souvenez-vous: deux organisations de protection des animaux avaient remis en juin dernier une pétition, munie de plus de 115'000 signatures au Parlement, demandant que l'on castre les chats qui peuvent sortir de leur foyer. Aujourd'hui, l'action va plus loin: une conseillère nationale, Doris Fiala (PLR/ZH), s'est fait le relais de cette pétition à Berne. Elle vient de déposer une motion parlementaire en ce sens, révèle le Blick.

Pourquoi ce geste aujourd'hui? Selon elle, une pétition n'a que peu d'effets à Berne. «C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de déposer une motion, même si les élections au Conseil fédéral et les élections fédérales de 2019 sont bien plus importantes», explique-t-elle au journal. Elle dit avoir recueilli 35 signatures en une matinée à Berne.

Risque sanitaire

Car selon elle, il y a urgence. Le nombre de chats qui se promènent librement est en hausse constante. Et entre 100'000 et 300'000 matous errants ou abandonnés vivraient en Suisse. Du coup, le risque sanitaire est réel pour nos petits félins. «Un regroupement trop important de chats dans une zone géographique restreinte entraîne des problèmes d'hygiène et la prolifération de maladies. Beaucoup d'animaux meurent de manière atroce par manque de soins», avaient expliqué en juin les auteurs de la pétition.

Doris Fiala abonde dans ce sens: «De nombreux chats meurent aussi par manque de nourriture». En outre, elle ajoute que la castration éviterait la prolifération de chatons. Des milliers de petits sont encore tués, noyés, étouffés ou abattus en Suisse, explique-telle. «Cela me fend le coeur, tout comme de nombreux autres citoyens».

Paysans montrés du doigt

Selon la motion de la Zurichoise, ce n'est pas seulement les chats errants mais tous ceux qui peuvent sortir de leur foyer qui seraient concernés par la mesure. «Selon l'Ordonnance sur la protection des animaux, les propriétaires de chats sont pourtant tenus de faire tout ce qui est raisonnable pour empêcher leurs animaux de se reproduire de façon excessive. Mais beaucoup de gens ne le font pas», critique-t-elle en évoquant notamment les paysans. Selon Doris Fiala, ce sera aux propriétaires de supporter les coûts.

Sa motion recueillerait déjà la sympathie de l'Union suisse des paysans. Celle-ci recommande déjà à ses membres de castrer les matous, explique le Blick. Son président, le conseiller national UDC Markus Ritter, souhaitait déjà trouver une solution pour résoudre le problème. Avec la motion de sa collègue, le sujet prendra désormais une tournure politique.

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