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Réseaux de soinsCertains points du managed care seront revotés

Le PS, le PLR et les Verts comptent faire voter le Parlement sur les points non contestés des réseaux de soin, rejetés dimanche par le peuple.

Pour la conseillère nationale Isabelle Moret (PLR/VD), il s'agit de stopper la chasse aux bons risques.
Pour la conseillère nationale Isabelle Moret (PLR/VD), il s'agit de stopper la chasse aux bons risques.
Keystone

Les points peu contestés du projet managed care, tels que la compensation des risques, pourraient être repris séparément et passer au Parlement prochainement. Le PS, le PLR et les Verts s’y disent favorables. Des voix s’élèvent toutefois au PDC pour prendre le temps de la réflexion.

Pour la conseillère nationale Isabelle Moret (PLR/VD), parvenir à stopper la chasse aux bons risques doit être une priorité. L’outil de la compensation des risques prévoit que les caisses qui comptent beaucoup d’assurés en bonne santé déchargent financièrement celles qui en ont moins.

L’affinement de cette compensation des risques prévoit d’ajouter un nouveau critère pour déterminer quels sont les assurés en bonne santé: la morbidité (taux de malades parmi les assurés). Celui-ci viendrait s’ajouter à des paramètres tels que l’âge, le sexe et la durée des séjours hospitaliers.

«La mesure n’était pas contestée durant les débats sur le managed care», souligne Isabelle Moret. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du National doit se réunir dans une dizaine de jours.

«Nous espérons que la question sera traitée en urgence. La mesure pourrait alors être introduite le 1er janvier 2013 déjà.» Et Mme Moret de rappeler qu’une motion en ce sens a été déposée dernièrement par le PLR.

Majorité?

Les conseillers nationaux Christian van Singer (Verts/VD) et Jean- François Steiert (PS/FR) soutiennent également l’affinement de la compensation des risques. Ce dernier juge toutefois plus réaliste une entrée en vigueur au 1er janvier 2014. Si la mesure était peu contestée avant la votation, les positions pourraient évoluer, souligne-t-il.

Isabelle Moret craint elle une volte-face du PS. Avec l’approche de l’initiative sur la caisse publique, les socialistes ont intérêt à bloquer la situation, assure-t-elle.

Un reproche que la conseillère nationale Jacqueline Fehr (PS/ZH) balaie d’un revers de la main: «Nous ne voulons pas d’une politique du pire». Elle se dit sereine et inverse l’argumentation de Mme Moret: «Les partis bourgeois savent qu’ils n’ont aucun intérêt à faire du surplace, ils accroîtraient les chances de la caisse publique».

Le PDC et l’UDC hésitants

Pour le conseiller national Guy Parmelin (UDC/VD), «tout est ouvert». Il reconnaît que la compensation des risques est l’une des mesures qui a le plus de chances d’être reprise séparément.

Il s’agace cependant que certains «coulent un projet de compromis pour ensuite ne reprendre que ce qui les arrange». En outre, les attentes envers la compensation des risques et les économies espérées seraient beaucoup trop grandes, estime M. Parmelin. De son côté, la conseillère nationale Ruth Humbel (PDC/AG) dit vouloir temporiser. Sur le fond, le PDC est favorable à la compensation des risques, mais elle ne voit pas la nécessité d’agir dans l’urgence.

«Avec la durée des séjours hospitaliers, un troisième indicateur vient d’être introduit, attendons de voir comment cela évolue et rediscutons-en dans deux ans». Mme Humbel souligne qu’une discussion devra également avoir lieu à l’interne dans son parti sur cette question.

Indépendance des cabinets

Par ailleurs, l’amélioration de la prise en charge des femmes enceintes et l’interdiction aux assureurs d’être propriétaires de cabinets médicaux pourraient aussi être repêchés du projet managed care.

Le PS et les Verts sont clairement en faveur de la dernière mesure «qui garantit l’indépendance des médecins», selon Jacqueline Fehr et Christian van Singer. Elle pourrait être intégrée à la révision de la loi sur la surveillance de l’assurance maladie.

Toutefois, pour cette proposition, le soutien vacille à droite. Bien qu’elle y soit favorable à titre personnel, Isabelle Moret souligne qu’il s’agissait d’une importante concession faite par les assureurs dans le cadre du projet global managed care.

Même réflexion chez Guy Parmelin et de la part de Ruth Humbel. Il est important pour elle qu’il y ait une symétrie dans les responsabilités qu’on impose aux différents acteurs: assureurs, mais aussi patients et médecins. Or, en l’occurrence, les trois mesures évoquées sont toutes en défaveur des caisses maladie.

ats

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