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CFF: vers des indemnités en cas de retard

Le patron des CFF Andreas Meyer n'exclut pas de rembourser la totalité d'un billet de train en cas de retard extrême.

Les dédommagements ne seront prévus que pour les retards dépassant une heure.
Les dédommagements ne seront prévus que pour les retards dépassant une heure.
Keystone

Les CFF ne nient plus certains problèmes de ponctualité, même si l'ex-régie fédérale reste «la plus ponctuelle en Europe», comme elle aime à le rappeler. Mais les chiffres le montrent: la proportion des trains qui arrivent en gare avec moins de trois minutes de retard a reculé en 2018 à 86% contre 87,4% en 2017.

Conscients de la frustration que peuvent causer sur les quais ces désagréments, les CFF veulent changer leur politique de dédommagement. «Parfois j'ai un peu honte», a reconnu le directeur Andreas Meyer dans une interview aux journaux du groupe CH Media.

Bientôt fini donc le bon pour un café avec une heure de retard. Ou encore le «Sorry-Railcheck» de 10 francs en deuxième classe et de 15 francs pour la première classe dans les trajets longues distances.

La moitié du prix du billet

«A partir d'un certain retard, la moitié du prix du billet pourrait être remboursée, voire la totalité dans les cas graves», a promis Andreas Meyer. Si ces projets se concrétisent, les CFF iraient plus loin que les autres transports publics qui indemnisent au mieux la moitié du prix du billet.

Les détenteurs d'un abonnement général pourraient y avoir droit. «La numérisation va nous aider, comme par exemple avec une application pour smartphone. Nous pourrons ainsi savoir qui voyageait dans quel train.» Pour y arriver, les CFF devront respecter scrupuleusement les dispositions relatives à la protection des données afin de ne pas mettre en péril la confiance de leurs clients.

Berne veut une indemnisation

Les CFF répondent ainsi à la pression croissante en provenance de Berne. Le dossier a progressé sous la Coupole après des années de discussions. L'automne dernier, les deux chambres se sont mises d'accord sur un nouveau passage de la loi sur le transport de passagers rendant obligatoire l'indemnisation.

Si un train est très retardé, voire carrément annulé, les compagnies ferroviaires devront payer une compensation. Restent encore à mettre au point les conditions pour un tel dédommagement car le Parlement a laissé les détails au Conseil fédéral, ne voulant pas s'engager sur une réglementation juridique précise.

Un demi-million par an

L'Office fédéral des Transports (OFT) travaille actuellement à une ordonnance, qui pourrait être soumise à consultation dans le courant de l'année. Elle pourrait entrer en vigueur vers la mi-2022, a ajouté un porte-parole de l'OFT. L'arrivée de Simonetta Sommaruga à la tête du DETEC rassure les observateurs, qui se disent convaincus que l'ancienne présidente de la Fédération des consommateurs saura proposer une solution équitable. Même pour les détenteurs d'un abonnement général.

Le Conseil fédéral s'est basé pour son ordonnance sur le système en vigueur dans l'Union européenne, qui prévoit un dédommagement d'un quart du prix du billet pour un retard de plus d'une heure et de la moitié du prix pour plus de deux heures. Pas de quoi mettre les exploitants sur la paille puisque selon le gouvernement, ces compensations devraient atteindre un demi-million de francs par an.

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