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SuisseLes CFF contre l'utilisation de leur logo en politique

Le comité «L'économie suisse pour la stratégie énergétique 2050» a dû faire marche arrière avec le logo des CFF.

Ulrich Gygi était l'ancien président des CFF mais le comité dont il fait partie ne peut utiliser le logo des CFF.
Ulrich Gygi était l'ancien président des CFF mais le comité dont il fait partie ne peut utiliser le logo des CFF.
Keystone

Ulrich Gygi, ancien directeur de La Poste et ex-président des CFF, fait partie du comité de «L'économie suisse pour la stratégie énergétique 2050». Sur la page d'accueil de l'alliance, il rappelle ses fonctions ainsi que la volonté des CFF d'utiliser dès 2025 uniquement des énergies renouvelables.

L'ancien président utilisait encore jusqu'à mardi le logo des CFF, pouvant donner l'impression d'un soutien de la régie à la Stratégie énergétique 2050. C'en était trop pour les CFF qui sont intervenus et ont demandé le retrait, a raconté le Tages-Anzeiger dans son édition du 26 janvier.

Plus de présidence, plus de logo

Comme la régie l'a expliqué, «nous ne nous engageons pas activement lors d'une votation sur des sujets qui ne nous concernent pas directement». Elle a en revanche autorisé le comité mentionner ses efforts pour les énergies renouvelables.

Le comité n'a pas utilisé sciemment le logo des CFF, comme l'a souligné son porte-parole Stefan Batzli, membre de AEE Suisse, l'organisation faîtière de l'économie des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Ulrich Gygi avait rejoint l'alliance en 2015, alors qu'il était encore président des CFF et l'utilisation du logo avait alors été acceptée. Mais son départ à l'été 2016 a rabattu les cartes.

Il n'en fallait pas plus pour provoquer l'ire de l'UDC qui n'apprécie pas qu'un groupe se présente comme «l'économie suisse pour la stratégie énergétique 2050». Pour son président Albert Rösti, il ne s'agit que d'entreprises qui veulent profiter de subventions. «Mais ce n'est sûrement pas l'économie suisse.» Et de rappeler que des fédérations comme Swissmem, GastroSuisse ou encore Auto Suisse soutiennent le référendum du parti contre la stratégie énergétique 2050.

Dans l'attente d'économiesuisse

Le comité rejette ces critiques et le fait que des associations comme Gastrosuisse ou Swissmem s'opposent au projet n'empêche pas que certaines de leurs entreprises s'affichent en faveur de la stratégie, a souligné Stefan Batzli.

Et de rappeler qu'Economiesuisse s'est déjà prononcé contre le référendum «en espérant que la fédération n'ait pas changé d'avis». La présidence d'Economisuisse doit se prononcer en mars sur le soutien ou non à l'UDC.

Albert Rösti y compte beaucoup mais le front du soutien a reçu mercredi un coup de pouce bienvenu. Une instance de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) a fait savoir qu'elle approuvait la stratégie énergétique 2050

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