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Le chef des CFF demande des réformes de l'OFT

Andreas Meyer estime que l'Office fédéral des Transports (OFT) a trop de pouvoir. Et met en garde contre l'excès de contrôles, sans toutefois les désavouer.

Pas sûr que Peter Füglistaler, le directeur de l'OFT (à droite) apprécie les propos d'Andreas Meyer (à gauche).
Pas sûr que Peter Füglistaler, le directeur de l'OFT (à droite) apprécie les propos d'Andreas Meyer (à gauche).
Keystone

Le patron des Chemins de fer fédéraux (CFF), Andreas Meyer, appelle à une réforme de l'autorité de surveillance en matière de contrôle de l'utilisation des fonds dans les transports publics. L'Office fédéral des transports (OFT) a trop de pouvoir, selon lui.

«L'OFT est à la fois le client, le régulateur et l'actionnaire des entreprises de transports, comme les BLS ou les SOB, tout en se contrôlant lui-même», déclare M. Meyer dans un entretien diffusé mercredi par le journal alémanique «Neue Zuercher Zeitung». Le contrôle sur l'utilisation des fonds publics ne doit pas être du ressort exclusif de l'OFT, ajoute-t-il.

Le directeur des CFF propose que des vérificateurs externes, personnellement responsables, effectuent aussi une supervision des subventions. «Si quelque chose leur échappe, cela aura des conséquences personnelles et financières». Dans l'administration, c'est toujours plus difficile, car les fonctionnaires ont «souvent les mains liées», ajoute-t-il.

Trop de contrôle

Selon M. Meyer, les conséquences du scandale de CarPostal se font ressentir sur les chemins de fer. «Au lieu de réduire la bureaucratie, on appelle à plus de contrôle», critique-t-il, soulignant que les vérifications sont déjà importantes actuellement, surtout dans le transport régional, avec des processus de commande «incroyablement compliqués et coûteux».

Il admet cependant que des contrôles doivent être effectués, car les CFF reçoivent à eux seuls 3,5 milliards de francs par an pour l'exploitation et l'entretien des infrastructures, les extensions du réseau et pour l'indemnisation du trafic régional. Mais, poursuit-il, ils devraient être raisonnables et ne devraient pas entraîner de dépenses excessives. «Il doit être possible de faire confiance aux responsables», lâche-t-il.

(ats)

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