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Canton de BerneClimat: la grève des élèves était obligatoire

Des milliers de jeunes Suisses sont descendus vendredi dans la rue pour le climat. Mais à Frutigen, l'école a obligé les élèves à manifester.

Tous les jeunes dans la rue n'étaient pas là volontairement dans le canton de Berne.
Tous les jeunes dans la rue n'étaient pas là volontairement dans le canton de Berne.
Keystone

Comme beaucoup de jeunes en Suisse, des milliers d'élèves et d'étudiants sont descendus dans la rue, vendredi dernier, dans le canton de Berne, pour réclamer aux politiques des mesures efficaces en faveur du climat. Mais tous n'ont pas manifesté de leur plein gré, révèle «20 Minuten» jeudi.

Ainsi au collège de Frutigen, la participation à la grève à Thoune a été déclarée obligatoire pour plusieurs classes, selon un document envoyé aux parents qu'a pu lire le journal. La manif s'inscrivait, selon la missive, dans le cadre d'une leçon sur le système politique suisse et le droit à la liberté d'expression. Tous les frais des élèves ont été pris en charge par l'école.

Propagande?

Le procédé fâche le député UDC Samuel Krähenbühl qui évoque de la propagande politique. «Il est inacceptable que les jeunes soient ainsi exploités par l'école à des fins politiques», tonne-t-il. Il cite ainsi un article de la Constitution cantonale qui précise que l'enseignement doit être «confessionnellement et politiquement neutre».

Le politicien, qui siège à la commission sur l'éducation du Grand Conseil bernois, veut du coup déposer une motion urgente pour «restaurer la neutralité politique de l'école», afin qu'aucun élève ne soit contraint de participer à une manifestation politique dans le cadre de l'enseignement obligatoire. Les écoles n'auraient ainsi plus le droit d'appeler à participer à des manifestations.

Mandat de l'école

Évidemment, sa collègue Verte Natalie Imboden n'est pas d'accord. Selon elle, cela fait partie du mandat pédagogique de l'école d'aborder en classe «des questions sociopolitiques telle que la grève du climat et d'y réfléchir de manière critique». Mais, elle en convient, pour que la participation à une manif soit obligatoire, il faut impérativement qu'elle soit liée à des leçons.

À Frutigen, l'école n'a pas voulu commenter l'affaire, à la demande de la Commune elle-même. Mais le président du conseil de ville a lui affirmé qu'il ne voulait plus voir de telles actions à l'avenir et que les leçons devaient être politiquement neutres. Il se refuse cependant à parler pour l'instant de propagande. Selon lui, la motion de Samuel Krähenbühl permettra au Conseil d'État de clarifier si la neutralité de l'école a été violée.

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