Commune cherche canton pour nouveau domicile

DéménagementMoutier est le cas le plus connu, mais d’autres localités rêvent de bousculer les frontières cantonales.

La commune de Fisibach (AG) aimerait rejoindre le canton de Zurich.

La commune de Fisibach (AG) aimerait rejoindre le canton de Zurich.

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Au nord-ouest de la Suisse, l’effervescence monte à Moutier (BE). Le 18 juin, ses habitants seront face à un choix crucial pour leur avenir: rejoindre le Jura ou rester dans le canton de Berne. Un vote qui devrait sceller - pour un temps du moins - l’inextricable question jurassienne.

Le cas de Moutier est-il une exception? Pas tant que cela. Ailleurs en Suisse d’autres communes rêvent aussi de s’installer chez leur voisin. La Neue Zürcher Zeitung raconte ce mercredi l’histoire de Fisibach (AG), village de 458 habitants situé aux confins de l’Argovie. Récemment, les citoyens réunis en assemblée ont rejeté un projet de fusion avec d’autres villages de leur canton, tout en demandant à leurs autorités d’étudier un projet similaire mais avec des communes voisines zurichoises. Un parcours du combattant. Changer de canton n’est pas évident, les négociations se font d’abord au niveau cantonal, puis les Chambres fédérales ont leur mot à dire.

Ce ne serait pas pour autant une première. Il y a vingt ans, la commune de Vellerat (JU) située dans le canton de Berne rejoignait le Jura après des années de lutte. A l’époque, le peuple suisse avait dû accepter le transfert de ces quelque 70 habitants. Depuis, les lois ont changé. Une votation fédérale n’est plus exigée.

Une épreuve que la commune de Clavaleyres (BE) ne devra donc pas passer. L’histoire a fait de cette localité une enclave bernoise encerclée par Vaud et Fribourg. Une situation inédite qui a poussé les Gouvernements des cantons de Berne et de Fribourg à accepter la demande des 48 habitants de rejoindre la commune toute proche de Morat (FR). Un processus de fusion a été lancé. Le dossier passera en juin devant le Grand Conseil bernois. Il ne devrait pas y avoir d’opposition.

Mais les choses ne se passent pas toujours aussi bien. Meierskappel (LU) l’a appris à ses dépens. Située sur les hauteurs du lac de Zoug, mais en territoire lucernois, cette localité voulait rejoindre le canton voisin pour se rapprocher de Risch (ZG), une commune avec laquelle elle collabore déjà au niveau scolaire, pour le home ou les services du feu. En 2005, les habitants de Risch rejetaient pourtant cette idée de fusion. Toutefois, même en cas de vote positif, le canton de Lucerne n’était pas chaud à l’idée de se séparer de Meierskappel.

En 2004, la commune d’Eppenberg-Wöschnau (SO) subissait une déconvenue similaire. Le Gouvernement soleurois balayait ses envies de rejoindre la ville d’Aarau, craignant un effet domino.

Créé: 12.04.2017, 13h37

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