Passer au contenu principal

Comment le Conseil central islamique suisse a tissé sa toile

Fondée par Nicolas Blancho, la plus grande organisation islamique de Suisse est dans le viseur du Ministère public.

Les trois figures centrales et controversées du CCIS: Nicolas Blancho, Qaasim Illi et Nora Illi (de g. à dr.)
Les trois figures centrales et controversées du CCIS: Nicolas Blancho, Qaasim Illi et Nora Illi (de g. à dr.)

Difficile de passer une semaine sans entendre parler du Conseil central islamique suisse (CCIS). Dimanche, une enquête de la NZZ am Sonntag démontrait que le CCIS serait en partie financé par Eid Al Thani Charitable Association, une organisation qatarie accusée de soutenir des groupes terroristes. Une vidéo publiée sur YouTube, montrant le président du CCIS Nicolas Blancho remerciant l’organisation pour son soutien, semble le confirmer. L’association est d’ailleurs dans le viseur du Ministère public de la Confédération, qui a ouvert une enquête contre trois membres de la direction soupçonnés de violation de la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaida et Etat islamique: Nicolas Blancho, Qaasim Illi et Naim Cherni. Ce dernier, nommé «producteur culturel» du conseil, a réalisé en Syrie une interview d’Abdallah al-Muhaysini, leader d’une organisation rattachée à une branche syrienne d’Al-Qaida. Le MPC accuse les diffuseurs du film de propagande de ne pas s’être clairement distanciés de ces affiliations.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.