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JEUNESSELe Conseil des Etats veut interdire la vente d'alcool la nuit

Le Conseil des Etats souhaite interdire la vente d'alcool entre 22 heures et 6 heures. Il a refusé de suivre le Conseil national qui proposait une solution plus souple.

Pour ses détracteurs, l'interdiction ne changera rien, car les jeunes n'aiment pas être tenus en tutelle et savent très bien où se procurer de l'alcool.
Pour ses détracteurs, l'interdiction ne changera rien, car les jeunes n'aiment pas être tenus en tutelle et savent très bien où se procurer de l'alcool.
Keystone

Au nom de la protection de la jeunesse, le Conseil des Etats veut interdire la vente d'alcool entre 22 heures et 6 heures. Il a refusé lundi 24 novembre par 24 voix contre 20 de suivre le Conseil national qui souhaite une solution plus souple. Le dossier retourne à la Chambre du peuple.

Selon la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, le noyau de la révision de la loi sur l'alcool est de limiter son accessibilité aux jeunes. L'interdiction de la vente nocturne ne concerne pas le commerce de détail classique, ni la restauration, a rappelé la ministre des finances. Le projet vise les «take-away» et autres «shops» qui vendent de l'alcool à bas prix, contrairement aux restaurants.

Ces boissons alcoolisées sont ensuite consommées sur la voie publique, ce qui pose problème. Le but est de réduire les incitations aux offres bon marché proposées la nuit. Certaines villes ont déjà introduit l'interdiction, comme Genève, mais dans ce domaine, il faut une solution nationale, selon la conseillère fédérale.

Protection des jeunes assurée ailleurs

En vain, Karin Keller-Sutter (PLR/SG) a demandé de suivre le National, qui a nettement biffé l'interdiction. Les excès nocturnes ne sont bien sûr pas souhaitables, mais la protection de la jeunesse sur ce point est déjà assurée ailleurs, selon elle, notamment pas les achats-test par des mineurs.

L'interdiction ne changera rien, car les jeunes n'aiment pas être tenus en tutelle. De plus, ils savent très bien où se procurer de l'alcool, a soutenu la Saint-Galloise.

Le projet va trop loin, a-t-elle ajouté, car il ne concerne pas seulement la jeunesse, mais toute la population: un touriste sur un camping de l'Oberland bernois ne pourra ainsi plus acheter de bière après 22 heures. Il faudrait également bien réfléchir à l'avance si on veut commander une bouteille de vin avec sa pizza, a lancé Karin Keller-Sutter.

ats

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