«Le Conseil fédéral est en décalage sur les crèches»

FamilleLe Gouvernement ne veut plus soutenir la création de structures d’accueil pour enfants après 2019. Tollé

Mathias Reynard (PS/VS) sera le rapporteur de commission lors de la session pour tenter de renouveler le programme d'impulsion de la Confédération pour les crèches.

Mathias Reynard (PS/VS) sera le rapporteur de commission lors de la session pour tenter de renouveler le programme d'impulsion de la Confédération pour les crèches.

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Pour tous ceux qui cherchent désespérément une place de crèche, la décision est incompréhensible. Le Conseil fédéral ne veut pas renouveler son programme d’impulsion pour la création de structures d’accueil extrafamilial. Raisons invoquées? Cette compétence est du ressort des cantons et des communes, et le programme a déjà été renouvelé deux fois. Mathias Reynard (PS/VS) va se battre au parlement pour corriger le tir.

Êtes-vous surpris par cette décision? Cela me déçoit mais ne me surprend pas. C’est la même logique que le refus du congé paternité. Le Conseil fédéral est en décalage avec la réalité des Suisses. Cette décision est prise par une majorité d’hommes de droite, peu soucieuse de l’égalité entre les sexes et de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. C’est une vision passéiste de la famille.

Est-ce une approche politique ou générationnelle?

Ces deux aspects expliquent cette décision. J’en rajouterais d’autres. Celui du genre d’abord. Si on avait une majorité de femmes au Conseil fédéral, on aurait davantage de prises en compte des besoins des familles. Il y a enfin l’aspect financier. On nous répète qu’on n’a pas l’argent pour ça. Tout est une question de priorité.

On a toujours parlé d’un programme temporaire. N’est-ce pas aux cantons de prendre le relais?

Cette responsabilité est celle des cantons et des communes, c’est vrai. Mais elles ont fait leur travail, en particulier grâce à ces aides fédérales. Aujourd’hui, les collectivités publiques sont sous pression financière. C’est pourquoi le rôle d’impulsion de la Confédération est si important. On ne parle pas de montants énormes, mais de 130 millions sur quatre ans. Or la réalité aujourd’hui, c’est que dès le 1er février 2019, Berne ne donnera plus un seul franc.

Le dossier passera au Conseil national lors de la session d’été. Comment pensez-vous convaincre?

Je suis à l’origine de la première demande de prolongation sur ce dossier. Dès le départ, les majorités ont été serrées. Elles se font souvent entre la gauche, le centre et quelques PLR, plutôt les Romands. On va travailler pour avoir les mêmes coalitions en plénum, mais on sait que ce sera difficile. (24 heures)

Créé: 16.05.2018, 19h46

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