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«Le contexte international oblige les Verts à se positionner»

Le Parti écologiste veut profiter de la montée du populisme et du climato-scepticisme pour mieux mobiliser ses membres.

Pour Lisa Mazzone (Verts/GE), il faut davantage politiser l'écologie.
Pour Lisa Mazzone (Verts/GE), il faut davantage politiser l'écologie.

Après la douche froide des élections fédérales de 2015, les Verts relèvent la tête dans les cantons. Une spirale positive que le parti veut alimenter durant l’été au travers de débats intitulés «Bilan, analyse et perspectives». Interview de la Genevoise Lisa Mazzone, vice-présidente des Verts.

Les Verts font-ils leur introspection? Non, ça va bien plus loin que cela. Nos valeurs sont fortement ancrées, mais il faut les traduire en des solutions novatrices, par exemple pour faire de la numérisation une opportunité. C’est un processus permanent et stimulant. Un mouvement comme les Verts est né de la base et il doit continuer d’être façonné par sa base. C’est essentiel. Ces différents débats sont des moments d’émulation, où les membres se retrouvent pour coucher sur papier les solutions et perspectives que les Verts entendent défendre ces prochaines années.

Ces débats vous permettent surtout de surfer sur la vague de vos derniers succès… Ces dernières années, l’écologie a eu tendance à se dépolitiser. On le voit avec le film «Demain», chacun peut participer au changement. Mais si on veut construire une société qui soit durable, respectueuse des ressources et des êtres humains, on a besoin d’un parti politique qui défende cette vision et qui change le cadre de l’économie et la structure de la société. Le contexte international montre que rien n’est acquis et cela politise à nouveau le débat. Après l’échec de 2015, on voit que nous avons renoué avec la victoire, notamment dans les parlements cantonaux, comme à Neuchâtel, en Valais ou à Fribourg.

Finalement, le contexte international vous sert… Il y a un retour en force des populismes, mais aussi une montée du climato-scepticisme. En face, les Verts ont toujours défendu une Suisse ouverte, et n’ont jamais transigé sur une régulation des rapports économiques qui permette de garantir le respect de l’environnement, des droits humains et la redistribution des richesses. Le contexte international oblige à se positionner et à s’engager.

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