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Le coronavirus creuse les inégalités sociales

Que ce soit les familles, les enfants ou les écoles, les appels se multiplient à ne pas oublier le poids social que fait peser le coronavirus sur les plus fragiles.

Samedi à 12h00, l'OFSP dénombrait en Suisse 6113 cas d'infections déclarées au coronavirus, près de 1300 de plus que la veille. Le nombre de décès est de 56, selon les chiffres publiés sur le site de l'office. (Samedi 21 mars 2020)
Samedi à 12h00, l'OFSP dénombrait en Suisse 6113 cas d'infections déclarées au coronavirus, près de 1300 de plus que la veille. Le nombre de décès est de 56, selon les chiffres publiés sur le site de l'office. (Samedi 21 mars 2020)
Keystone
Quelque 800 soldats, parmi lesquels trente femmes, suivent une instruction samedi et dimanche à la caserne de Bière (VD). Dès dimanche, ils seront engagés dans des hôpitaux. (Samedi 21 mars 2020)
Quelque 800 soldats, parmi lesquels trente femmes, suivent une instruction samedi et dimanche à la caserne de Bière (VD). Dès dimanche, ils seront engagés dans des hôpitaux. (Samedi 21 mars 2020)
Keystone
Le 20 mars, alors que la grande distribution instaure des mesures pour que les gens soient espacés entre eux, créant des files d'attente, comme ici à la Migros à Berne, une nouvelle conférence de presse du Conseil fédéral est attendue.
Le 20 mars, alors que la grande distribution instaure des mesures pour que les gens soient espacés entre eux, créant des files d'attente, comme ici à la Migros à Berne, une nouvelle conférence de presse du Conseil fédéral est attendue.
Keystone
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L'aspect social de la crise du coronavirus ne doit pas être oublié, plaident les Verts dans un papier de position qu'ils publieront lundi, rapporte le «Matin Dimanche». Le parti veut des mesures concrètes pas seulement pour l'économie, mais pour toutes celles et ceux qui sont au front, notamment les infirmiers et les vendeurs.

A court terme, les Verts demandent une meilleure protection des travailleurs et un maintien du paiement des salaires, même pour ceux qui ne peuvent pas travailler. «Il s'agit aussi de venir en aide aux familles qui souffrent de violences domestiques ou d'enfants nécessitant un accompagnement spécialisé. Cette crise, c'est un fait, creuse encore les inégalités existantes», souligne la conseillère nationale Léonore Porchet (VD), citée dans l'article.

Inquiétudes pour les écoliers

Une fermeture des écoles pour une longue durée serait «problématique, surtout pour les enfants de familles socialement plus faibles», relève pour sa part la spécialiste en science de l'éducation Margrit Stamm dans une interview au «SonntagsBlick». Et d'appeler les écoles à ne pas oublier cet aspect social, car elles ont une importante fonction sociale et de soins pour ces enfants et leur apportent un soutien.

«A la maison, ces enfants sont souvent laissés à eux-mêmes parce que leurs deux parents travaillent en équipe», note-t-elle. Ils sont souvent débordés et désorientés, surtout lorsqu'on leur confie des tâches d'apprentissage. Ce n'est pas suffisant que les enseignants parlent aux enfants une fois par jour, estime Mme Stamm. Des gymnasiens pourraient accompagner individuellement les élèves plus jeunes dans leur apprentissage, suggère-t-elle.

(ats)

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