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Les anti-inflammatoires vivement déconseillés

Les anti-inflammatoires seraient un facteur d’aggravation de l’infection au coronavirus.

Il est conseillé aux personnes qui sont déjà sous anti-inflammatoires de consulter leur médecin traitant.
Il est conseillé aux personnes qui sont déjà sous anti-inflammatoires de consulter leur médecin traitant.
Keystone

Le CHUV a publié dimanche une mise en garde contre l’utilisation d’anti-inflammatoires en cas d’état grippal possiblement causé par le virus Covid-19. Lors de fièvre grave, le paracétamol est seul recommandé, écrit l’établissement hospitalier lausannois.

Cette décision est prise «sur la base de l’état actuel des connaissances», a précisé le CHUV. Les médicaments concernés sont les anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène, naproxène, diclofénac, etc.) et les dérivés de la cortisone. Cette recommandation s’applique également aux enfants.

Il est conseillé aux personnes qui sont déjà sous anti-inflammatoires de consulter leur médecin traitant. «Les autorités ont pris la décision de faire suivre le message des experts afin d’avertir la population et les professionnels de la santé», a précisé par écrit le médecin cantonal, sans donner d’autres précisions.

Samedi, le ministre de la Santé français, Olivier Véran, avait déjà mis en garde contre la prise d’anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou la cortisone chez les personnes infectées par le coronavirus.

L’ibuprofène, vendu sous ce nom et diverses appellations commerciales (comme Brufen, Irfen, Algifor, Dismenol, Dolocy en Suisse, ou encore Advil et Nurofen ailleurs dans le monde), est en effet susceptible d’aggraver des infections déjà existantes, avec de grosses complications éventuelles.

Plusieurs médecins français ont évoqué des cas de patients du Covid-19 jeunes et sans comorbidités, qui se retrouvent dans un état grave après avoir pris de l’ibuprofène contre leur fièvre.

Le ministre de la Santé a enjoint à toute la population «de modifier strictement et scrupuleusement nos comportements afin de nous protéger individuellement et collectivement».

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Les autorités précisent également de prendre garde aux méthodes de prévention fantaisistes et fake news circulant notamment sur les réseaux sociaux. Plusieurs messages audio ont circulé en masse durant le week-end. Des mots anxiogènes, présentés comme venant d’employés du CHUV et des HUG: «Le pic des contaminations arrive, ne laissez pas sortir les jeunes.» Ou encore: «Les hôpitaux sont débordés.» Des hôpitaux cantonaux, assaillis d’appels, qui ont dû rapidement réagir. Béatrice Schaad, directrice de la communication du CHUV: «Diffuser ce message avec une prétendue caution médicale est irresponsable. Les urgences sont calmes. Personne n’est dans les couloirs. Le personnel est là. Nous vivons des moments difficiles, c’est vrai, raison de plus pour ne se référer qu’à la communication officielle, mise à jour en continu et en toute transparence.» On doute de pouvoir un jour remonter à l’origine de ces messages.

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