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Le coronavirus frappe durement les plus démunis

Les familles sans assurance maladie et tributaires de l’école pour nourrir et soigner leurs enfants vivent un calvaire. Reportage.

Mark Fischer, employé d’une école de Paterson, réconforte Alexis, un père touché de plein fouet par la crise.
Mark Fischer, employé d’une école de Paterson, réconforte Alexis, un père touché de plein fouet par la crise.
Jean-Cosme Delaloye

Rosa Pineda raconte sa détresse avec un timide sourire. La mère de famille vient d’obtenir en ce mardi matin pluvieux un bref répit dans son quotidien bouleversé par le coronavirus à Paterson, dans le New Jersey. Avec sa fille Debbie, 10 ans, Rosa Pineda a pu recevoir son repas du jour, distribué par la Municipalité de cette ville pauvre située aux portes de New York. «Ça m’aide», glisse-t-elle en espagnol. «Je suis serveuse dans un restaurant et mon patron a dû réduire mon temps de travail à trois heures par jour. Je ne peux plus payer mon loyer, ni mes factures. Et comme mes enfants déjeunaient à l’école, je ne sais plus comment faire à cause de leur fermeture.»

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