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Monter au chalet? Oui, sous condition

À l'approche du week-end, les citadins sont nombreux à vouloir rejoindre leur résidence secondaire. Est-ce bien raisonnable?

Les stations des Alpes verront-elles défiler des citadins fatigués du confinement ce week-end?
Les stations des Alpes verront-elles défiler des citadins fatigués du confinement ce week-end?
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Rester chez soi le plus possible. Depuis lundi et les dernières mesures du Conseil fédéral, des milliers de Suisses sont bloqués à la maison, en télétravail ou pour garder les enfants. À quelques heures du week-end, beaucoup de citadins ne rêvent que d'une chose: quitter la ville et leur appartement pour rejoindre leur pied-à-terre à la campagne ou à la montagne. Certains n'ont d'ailleurs pas attendu la fin de la semaine pour rejoindre leur résidence secondaire, comme nous le rapportent plusieurs habitants des stations alpines... Mais alors que le confinement vise à limiter la propagation du coronavirus, cette transhumance ne facilite-t-elle pas sa transmission? En clair, est-ce bien raisonnable de monter au chalet?

La question, nous l'avons posée à Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Sa réponse est un oui, sous condition. «En principe, une personne seule qui voyage seule dans sa voiture d'un endroit à l'autre, ça ne change rien. Car cet individu ne va pas s'infecter, ni infecter les autres. Par contre, si ce changement de lieu conduit à des contacts avec de nouvelles personnes, alors c'est quelque chose que l'on ne souhaite pas.» Donc, oui, on peut rejoindre sa résidence secondaire, mais avec la ferme intention d'y rester confiné. Pensez-donc à faire vos achats avant, et oubliez d'ores et déjà les rencontres avec vos amis de la montagne.

Il reste à voir si cette arrivée de citadins sera tolérée par les résidents. En France, le débarquement de Parisiens venus passer leur confinement en province a déclenché une avalanche de réactions négatives et certaines communes ont même pris des mesures restrictives. Les locaux craignent en effet une accélération de la contamination, puisque l'Île-de-France est une des régions les plus touchées par le coronavirus. Certains médecins ont d'ailleurs appelé publiquement les Parisiens à rester chez eux.

En Suisse, la position de l'OFSP est bien plus souple. «Chacune et chacun devrait évaluer sa propre situation. Est-ce que mon déplacement augmente les risques de s'infecter ou d'infecter les autres?» explique Daniel Koch. Et si la réponse est oui à l’une ou l’autre question, alors il vaudrait mieux renoncer.

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