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CoronavirusLes pendulaires reprennent sans ruée

La reprise partielle de lundi n'a pas ramené l'heure de pointe dans les trains du matin.

Seuls certains pendulaires s'étaient munis de masques, ce lundi matin, pour prendre le train en gare de Lausanne.
Seuls certains pendulaires s'étaient munis de masques, ce lundi matin, pour prendre le train en gare de Lausanne.
Odile Meylan

Gare de Lausanne, lundi matin. «En temps normal, le quai est plein.» La jeune femme qui attend le train de 7 h 18 pour Genève ne reconnaît pas l'heure de pointe habituelle: sur le quai, une vingtaine de personnes attendent l'arrivée de la rame. Elle fait partie de ceux qui reprennent leurs habitudes de pendulaires aujourd'hui, mais force est de constater qu'ils ne sont pas nombreux dans son cas.

On le voyait à la sortie du métro m2 déjà. Il y a du monde, mais pas assez pour craindre vraiment de ne pas respecter les distances de sécurité. Autre constat, une partie des passagers se sont munis d'un masque. Pour ceux qui n'en avaient pas, des employés des Transports publics lausannois s'étaient postés sur la place de la gare pour en fournir gratuitement. Ils expliquent que cette distribution, qui aura lieu exceptionnellement aujourd'hui, a été demandée par les autorités cantonales.

Dans le hall de la gare, une femme masquée observe attentivement le panneau des départs. «J'appréhende un peu, car les gens ne respectent pas toujours les précautions. J'ai eu l'occasion de le voir en prenant le train ces derniers jours. C'est pour ça que je vais en choisir un qui ne sera pas trop occupé.» Pour elle, c'est le premier jour de reprise de son horaire habituel au travail.

Port du masque recommandé à moins de 2 mètres

On la retrouve dans le train de 7 h 21 en direction d'Annemasse, qui fleure bon le désinfectant. Dans la rame, on croise presque autant de personnes qui reprennent ce lundi que de travailleurs qui ont continué à penduler tous les jours malgré le coronavirus. C’est le cas d’un homme qui travaille à Genève. Installé dans un wagon plutôt clairsemé, il avoue avoir manqué son train habituel. «Normalement, il est plein. Depuis le semi-confinement, il y a un passager par compartiment.» Comme d’autres passagers, il a vu le nombre de passagers augmenter depuis la semaine dernière déjà, mais ne remarque pas d’afflux notable ce lundi.

Et le port du masque? Contrairement à beaucoup d’autres, lui n’en a pas. «On nous en a donné au travail. Je le mettrai en fonction de la situation.» La recommandation, relayée par les CFF à leurs passagers, est d’en porter un si la distance de 2 mètres ne peut pas être respectée. Si quelqu’un s’assied à côté de lui, il le sortira. En revanche pas question de changer de siège. «Il ne faut pas tomber dans la psychose, mais se soucier de protéger les autres.»

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