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Rendez-moi mes potes de classe!

Le meilleur antidote contre le confinement et l'ennui, ce sont les retrouvailles - virtuelles, certes - avec ses camarades!

Mathys, Darel, Lola, Aya et les autres: c'est lorsqu'on ne les voit plus que les camarades de classe manquent le plus. Merci la pandémie!
Mathys, Darel, Lola, Aya et les autres: c'est lorsqu'on ne les voit plus que les camarades de classe manquent le plus. Merci la pandémie!
Karim Di Matteo

Quand on a 11 ans et qu’on est confiné chez soi, tout est bon à prendre pour briser la monotonie des lectures, coloriages, bricolages ou le énième atelier pâtisserie. Sans parler de l’école à la maison… Alors quand il s’agit de retrouver par visioconférence ses potes de classe dont on est séparés depuis deux semaines à cause de ce fichu virus, on pourrait bien leur proposer une virée à Europa-Park ou un marathon de la console de jeux, ils ne vous calculeraient même pas.

Reconstituer le clan? Ouais, grave! L’école ne leur aura jamais autant manqué et ça fait plaisir à voir. Du côté des parents, on applaudit des deux mains. Cette initiative de la maîtresse entretient un lien précieux et, accessoirement, les soulage de l’ennui frénétique de leur petit amour durant 40 minutes.

Les premiers connectés ont à peine fait «clic» sur le lien Zoom reçu par mail que chacun essaie de rattraper quinze jours de séparation en quelques secondes. «Hé!! y a Mathys!» «Giulia, t’as oublié tes lunettes?» «T’es dans ta chambre là?» «C’est qui celui qui te jette un coussin dessus? MDR!» Le très formel «conseil de classe» vaut surtout pour les retrouvailles dans toute leur légèreté.

«S’envoyer des messages c’est cool, mais c’est quand même pas pareil»

Bon, il y a quand même ceux qui s’inquiètent du retard pris en math ou de ne pas savoir comment faire pour ce maudit cours d’histoire. Mais le Covid-19 ne peut rien contre l’effervescence bien vivante qui fait le ciment d’une classe. Comme d’hab, la diva du groupe entonne un petit air. L’espiègle de service joue les Youtubeurs ou lance la blague qui fait s’esclaffer tout le monde (sauf les parents qui écoutent incognito et qui ne la comprennent pas). Ouf, rien n’a changé.

«C’est trop sympa de vous voir, lance la prof au moment de retrouver ses pupilles. Alors, qu'est-ce vous faites de beau ces jours?» Il y a ceux qui profitent du jardin - «oh la chance!» soupirent certains -, le mélomane qui enchaîne les cours de saxo et de solfège, le dévoué qui prépare des cafés pour papa et maman. Mais sinon? «Ben, on traîne sur le canapé à ne rien faire.» «Quand j’ai pas droit aux écrans? Je m’ennuie et puis je m’ennuie». «Des fois, je reste trois heures sur mon lit à ne rien faire.»

On pourra toujours vanter les vertus de l’ennui – ce stimulant de l’imagination -, être privé des parties de foot au terrain ou des discussions au parc provoque un manque bien compréhensible. «Et même si on s’envoie des messages, résume Aya, c’est quand même pas pareil.» Et ouais, ça a du bon l’école quand même. Rien de tel qu’une bonne pandémie pour s’en souvenir (LOL).

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