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Assurance de baseLe coût de remboursement des thérapies ne serait pas élevé

Les psychologues pensent que si les consultations étaient remboursées par l'assurance de base, elle représenteraient 0,6% du total des prestations.

En 2012, 260'000 patients ont consulté des psychothérapeutes psychologues.
En 2012, 260'000 patients ont consulté des psychothérapeutes psychologues.
FLORIAN CELLA-a

La facture des psychologues ne serait pas très salée si leurs coûts annuels étaient remboursés par l'assurance de base. La faîtière estime qu'ils se monteraient tout au plus à 131 millions de francs, soit 0,6% du total des prestations remboursées par l'assurance de base en 2012.

La Fédération suisse des psychologues (FSP) se base sur l'«Enquête sur les données structurelles de la psychothérapie en Suisse en 2012», réalisée sur son mandat par le Bureau d'études de politique du travail et de politique sociale (BASS). L'étude, publiée mardi, relève qu'environ 5700 psychothérapeutes psychologues ont mené l'an passé 3,1 millions de consultations pour quelque 260'000 patients.

Les traitements ont coûté au total 406 millions de francs, dont 117 millions ont été pris en charge par les patients eux-mêmes ou remboursés par les assurances complémentaires. «Les estimations jusqu'ici se basaient sur un montant bien plus élevé», écrit la FSP. Les quelque 300 millions restants ont été payés par les assurances sociales et les pouvoirs publics.

Prise en charge nécessaire et urgente

Les troubles psychiques ont par contre généré des coûts sociaux très élevés, supérieurs à 11 milliards de francs, en partie au travers de coûts indirects comme les absences de travail ou les retraites anticipées. Une prise en charge sanitaire adéquate dans le domaine de la santé psychique est nécessaire et urgente, souligne la FSP.

En plus de vouloir dégager des données structurelles, l'enquête vise à soutenir la prise en charge de la psychothérapie psychologique par l'assurance de base. Comme pour les physiothérapeutes, les psychologues devraient pouvoir directement faire appel à celle-ci si un patient leur a été transféré par un médecin.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) examine actuellement un éventuel complément du catalogue de l'assurance obligatoire des soins (AOS).

(ats)

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