Passer au contenu principal

La crise de l’asile encourage le business juteux des passeurs

Le passage illégal dans notre pays coûte entre 100 et 400 euros. Les filières des passeurs profitent aussi de nos frontières.

Des migrants se reposent à la gare Centrale de Milan. Les autorités de la ville ont appelé à l’aide pour gérer ce flux.
Des migrants se reposent à la gare Centrale de Milan. Les autorités de la ville ont appelé à l’aide pour gérer ce flux.
AP

La crise de l’asile s’accompagne d’un marché plus sombre, celui du passage illégal des frontières. Le rapport annuel 2014 du Corps des gardes-frontière (Cgfr) fait état de 384 découverts (contre 211 en 2013 et 96 en 2012). Sans surprise, la plupart touchent le Tessin. La ligne du Simplon est également concernée. Le lien de cause à effet avec l’augmentation de l’afflux de migrants est inévitable. «Presque tous ont eu recours à un passeur», explique Cathy Maret, cheffe de la communication de FedPol. Pour une facture variant de plusieurs centaines à des milliers de francs suisses, les passeurs fournissent non seulement le transport, mais également des papiers (identité et visas) ainsi que des informations (par ex. comment déposer une demande d’asile). «On peut parler d’un véritable business, qui représente des sommes qui pourraient se chiffrer en milliards à l’échelle européenne», ajoute Cathy Maret.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.