Passer au contenu principal

Assemblée de l'UDCPas question de se soumettre à l'UE

Roger Köppel a croisé le fer avec Jacques de Watteville lors de l'assemblée des délégués. Pour le conseiller national zurichois, il est hors de question d'appliquer le droit européen en Suisse.

Le conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) en pleine discussion avec le conseiller fédéral Guy Parmelin lors de l'assemblée des délégués de l'UDC.(Samedi 20 août 2016)
Le conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) en pleine discussion avec le conseiller fédéral Guy Parmelin lors de l'assemblée des délégués de l'UDC.(Samedi 20 août 2016)
Keystone

«La Suisse ne se soumettra jamais à l'UE»: tel est le message que l'UDC a émis samedi lors de son assemblée des délégués à Wettingen (AG). Face au négociateur en chef de la Confédération Jacques de Watteville, le conseiller national Roger Köppel a rejeté tout accord-cadre de «rattachement unilatéral à l'UE».

Pour le Zurichois, il est hors de question de reprendre à l'avenir automatiquement le droit européen dans tous les domaines touchés par les accords bilatéraux. En cas de conflit, seule la Cour de justice de l'UE pourrait trancher, a mis en garde le patron de la Weltwoche. Les contributions financières de la Suisse deviendraient en outre obligatoires.

Ovationné par l'assemblée, Roger Köppel a dénoncé l'attitude du ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter, «qui s'incline devant le souhait de l'UE de conclure cet accord». Le conseiller national a même accusé le gouvernement de vouloir «supprimer, tranche par tranche, la liberté de la Suisse» tout en faisant de «belles promesses» au peuple.

Un refus «dangereux pour les emplois»

«Faux», a répliqué Jacques de Watteville, invité à débattre avec Roger Köppel et les délégués de l'UDC. Dans les négociations en cours, le Conseil fédéral exige que le Parlement, voire les citoyens, puissent se prononcer contre toute adaptation au droit européen, a contré le négociateur en chef avec l'UE.

L'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Suisse, a souligné le diplomate. Un accord avec elle est donc nécessaire pour maintenir des postes de travail en Suisse. Sans accès au marché intérieur de l'UE, des entreprises quitteront le pays. «Seule une Suisse prospère peut garantir sa propre indépendance.»

Si la Suisse veut avoir accès à ce marché, elle doit en respecter les règles, a pour sa part souligné en substance le conseiller national Tim Guldimann (PS/ZH), également invité à débattre. Elle ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, selon l'ancien ambassadeur à Berlin.

Non à la «culture de la bienvenue»

Pour sa première assemblée en tant que directeur des débats, le nouveau président de l'UDC Albert Rösti s'est élevé contre la «culture de la bienvenue» aux réfugiés. La Suisse ferait preuve de davantage d'humanité en aidant les réfugiés dans les grands camps qui bordent les frontières de leurs pays, avec les moyens alloués actuellement à l'aide au développement, a déclaré le Bernois.

Le conseiller national a aussi dénoncé le «manque de volonté politique» de stopper l'arrivée de réfugiés en Suisse. «Si l'on avait fermé les frontières à temps, comme l'UDC l'avait exigé il y a deux ans, aucun réfugié ne se retrouverait en rade à Côme (I) aujourd'hui.»

Dans une brève allocution, le ministre des finances Ueli Maurer a, lui, mis en garde face à la tentation d'assouplir les contrôles aux frontières en raison de la baisse des demandes d'asile. «Nous devons poursuivre notre politique», a souligné le conseiller fédéral de l'UDC. Et d'ajouter que les pays voisins ont eux aussi introduit des contrôles stricts. Même l'Allemagne a tourné le dos à la «culture de la bienvenue», a ajouté M. Maurer.

Mots d'ordre

Lors de leur assemblée, les délégués de l'UDC se sont par ailleurs prononcés sur deux objets de votation, soumis au peuple le 25 septembre prochain. Ils ont suivi l'avis de leur comité directeur dans les deux cas en rejetant l'initiative AVSplus et en approuvant la loi sur le renseignement présentée par leur ministre de la défense Guy Parmelin. Au nom du parti, le comité directeur a en outre balayé vendredi l'initiative pour une économie verte.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.