Cyberattaque: la Suisse est une nouvelle fois épargnée

AttaqueLe nouveau virus qui a frappé mardi des institutions et sociétés aux quatre coins du monde semble avoir peu touché la Suisse.

Depuis mardi, la propagation d’un virus a enchaîné les victimes aux quatre coins de la planète.

Depuis mardi, la propagation d’un virus a enchaîné les victimes aux quatre coins de la planète. Image: Keystone

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Depuis mardi, le monde fait face à une seconde cyberattaque majeure. La propagation d’un virus a enchaîné les victimes aux quatre coins de la planète, touchant aussi bien des sites extrêmement sensibles comme la centrale nucléaire de Tchernobyl que des banques à l’instar de PNB Paribas ou encore des sociétés comme Nivea ou les biscuits LU en France.

La Suisse peu touchée

Au niveau suisse, comme au mois de mai où seulement 200 ordinateurs avaient finalement été contaminés (contre 300 000 à l’échelle internationale), les répercussions de ce second virus sont restées très marginales. Mercredi, à midi, la Centrale fédérale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI) ne recensait en effet que «sept entreprises infectées». Parmi elle, Admeira, la société de commercialisation publicitaire de la SSR, de Ringier et de Swisscom. Mardi en fin de soirée, son site Internet était effectivement inaccessible.

A se demander du coup s’il s’agit d’un simple coup de chance ou d’un réseau véritablement mieux protégé en Suisse. Sans omettre qu’il ne s’agit que de pures spéculations, Max Klaus, responsable adjoint à MELANI, estime que «leur travail de sensibilisation effectué depuis plus de douze ans a certainement contribué à un tel résultat».

Visiblement, les dégâts les plus importants concernent certains pays à l’est de l’Europe. Durant leur enquête, en remontant la piste telle une bobine de fil, les experts ont pu identifier que l’origine de l’attaque se situait en Ukraine. Sans trop entrer dans les détails techniques, il est possible d’affirmer que pour se propager le virus a exploité (entre autres) la même faille de sécurité dans Windows que son grand frère baptisé en mai WannaCry. Son concept est d’ailleurs similaire, puisqu’il s’agit à nouveau d’un «ransomware» (logiciel de rançon en français), soit un logiciel malfaisant bloquant les ordinateurs jusqu’au versement d’une rançon de 300 dollars.

Globalement, les dommages de cette nouvelle attaque restent très relatifs tant pour la Suisse que pour les autres pays touchés. Très peu de personnes ont par exemple versé la rançon réclamée, suivant la recommandation générale qui est de ne surtout rien payer.

Multiplication des attaques?

Le laps de temps très court entre les deux attaques interpelle toutefois. Faut-il s’en inquiéter? Pour Max Klaus, toute prédiction est très difficile à faire. «Ce n’est pas la première fois que deux attaques similaires se déroulent dans une période très proche», assure-t-il sans nier qu’une accumulation future de ce type d’attaques est un scénario possible.

Récemment, Sylvain Pasini, professeur HEIG-VD et spécialiste de la cybercriminalité, estimait dans nos pages qu’il faudra s’attendre à des attaques de plus en plus massives à l’avenir. Ce dernier argumente son propos en évoquant la multiplication des objets connectés. «Ces dispositifs comporteront leurs vulnérabilités et auront la capacité de contribuer à une attaque mondiale», assure-t-il.

Même si la Suisse a une nouvelle fois été épargnée, le risque reste réel car, comme l’évoquait au mois de mai sur les ondes de la RTS André Kudelski, PDG du groupe éponyme: «Quand on parle de cybersécurité, il n’y a pas de frontière!»

(24 heures)

Créé: 28.06.2017, 20h25

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