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La défense plaide l'acquittement d'Ivo Romer

Selon la défense, c'est la victime qui voulait que sa fortune fonde pour que ses enfants n'héritent rien.

Ivo Romer, ancien chef des finances de la ville de Zoug, est accusé d'avoir détourné des millions de francs.
Ivo Romer, ancien chef des finances de la ville de Zoug, est accusé d'avoir détourné des millions de francs.
Keystone

La défense a plaidé mardi l'acquittement d'Ivo Romer, ancien chef des finances de la ville de Zoug. Ancien responsable d'une fiduciaire, il est accusé d'avoir détourné des millions de francs d'une personne âgée dont il gérait la fortune.

Ivo Romer, 52 ans, n'a en aucun cas détourné l'argent de la nonagénaire, décédée en 2011 à 96 ans, a déclaré l'avocat de l'ancien politicien libéral-radical dans sa plaidoirie. La vieille dame a autorisé toutes les transactions opérées par M. Romer, car elle ne voulait rien laisser à ses enfants cupides.

Selon la défense, c'est la vieille dame qui voulait que sa fortune fonde pour que ses enfants n'héritent rien. Pour toucher les millions, les héritiers voulaient même mettre leur mère sous tutelle. La nonagénaire faisait confiance à M. Romer.

Aide financière

On ne peut pas reprocher au prévenu d'avoir établi une bonne relation avec la vieille dame. C'est elle, en pleine possession de ses moyens, qui a émis le désir que M. Romer gère sa fortune jusqu'à sa mort. Leur relation était si bonne qu'elle a aussi accepté d'aider financièrement le prévenu de temps en temps, a précisé l'avocat.

Il y avait aussi des disputes avec quatre de ses cinq enfants. C'est pourquoi elle leur a interdit de venir à son domicile et qu'elle a demandé à M. Romer de faire changer les serrures, selon la défense.

Lundi, lors de la première audience devant le tribunal pénal de Zoug, Ivo Romer a refusé de s'exprimer sur l'affaire et sur sa personne. Il a juste accepté de dire qu'il travaille à temps partiel depuis quelques mois et qu'il gagne entre 500 et 1000 francs par mois.

La procureure accuse Ivo Romer d'abus de confiance, de gestion déloyale, d'escroquerie, de faux dans les titres et de blanchiment d'argent. Elle a requis une peine de six ans et dix mois de prison. Elle a aussi demandé que le prévenu rembourse 3,8 millions de francs aux héritiers.

Pas coopératif

L'accusation a souligné que M. Romer n'a pas coopéré pendant l'instruction. Il a ainsi refusé de répondre à plus de 800 questions posées par les enquêteurs.

Le prévenu a abusé de la confiance de la vieille dame et a dilapidé sa fortune, selon la procureure. Lorsque la nonagénaire est morte, il ne restait plus que 15'000 francs des 7 millions qu'elle avait confiés à M. Romer.

Pour l'accusation, l'argent qu'il a soutiré à la vieille dame permettait au prévenu de mener un train de vie que ses 11'000 francs de salaire mensuel payé par la ville de Zoug ne suffisaient pas à financer. Il se montrait très généreux pour sponsoriser des événements sportifs.

La date du jugement n'est pas encore connue

L'affaire a éclaté en novembre 2012 à cause d'un article de la Weltwocherévélant l'ouverture d'une enquête pénale contre le chef des finances de la ville de Zoug. Un jour après, M. Romer a démissionné de l'exécutif. Il a toujours affirmé que les accusations portées contre lui sont sans fondement.

(ats)

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