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MédiasLa délocalisation de la RTS inquiète ses employés

Le transfert du siège de la RTS de Genève sur le site de l'EPFL à Ecublens (VD) n'est pas du goût de tous ses employés.

L'assemblée des travailleurs parle de délocalisation forcée de plus de 300 employés.
L'assemblée des travailleurs parle de délocalisation forcée de plus de 300 employés.
Keystone

L'assemblée du personnel de la RTS à Genève a voté mardi trois résolutions sur le projet Campus de la SSR. Une centaine de personnes étaient présentes, selon le communiqué du Syndicat des médias SSM. Les résolutions ont été votées à l'unanimité moins deux abstentions.

Le personnel se dit «alarmé par les dérives financières de l'actuel projet 'Campus 2.0'». Il exige donc le retour à un projet modeste et fonctionnel centré sur la radio, et économe de l'argent public.

Il s'oppose également à la délocalisation forcée de plus de 300 employés prévue dans le projet Campus tel que présenté actuellement par la direction.

D'une manière générale, le personnel exige, comme le prévoit la loi et la CCT, d'être consulté sur les grandes évolutions de l'entreprise avant que des décisions irréversibles, en matière sociale notamment, ne soient prises.

Dérives financières

Dans le cadre de la réorganisation de la RTS, la SSR prévoit la construction d'un nouveau centre «transmédia» sur le site de l'EPFL à Ecublens (VD). Aux yeux de la SSR, cette construction est nécessaire en raison du vieillissement des bâtiments de La Sallaz pour la radio à Lausanne, de Meyrin (GE) ainsi que du studio TV du quai Ansermet à Genève. Le crédit de construction s'élève à 120 millions de francs.

La construction de ce nouveau centre de production transmédia (radio, TV et multimédia) s'inscrit dans la stratégie de la SSR visant la convergence des médias. Des activités seront maintenues sur les deux sites de Genève et Lausanne.

Convergence

La répartition précise des activités de la RTS d'ici 2024/2025 est en train d'être définie dans le cadre d'une démarche avec les équipes concernées. Le Conseil d'administration a entendu les partenaires sociaux (SSM) à ce sujet et pris connaissance de leurs recommandations, précisait la SSR en décembre dernier.

La perspective du déménagement à Lausanne avait suscité une levée de boucliers dans le landerneau genevois. Le Grand Conseil avait demandé à l'Assemblée fédérale d'intervenir en faveur d'un meilleur équilibre des activités audiovisuelles de la RTS en Suisse romande. Mais le Parlement fédéral avait décliné. Le Conseil d'Etat genevois s'était lui adressé par écrit au conseil d'administration de la SSR.

ats

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