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Démissionner et rire, c’est bon pour la santé!

Johann Schneider-Ammann quitte le Conseil fédéral usé par un jeu politique qu’il n’a jamais vraiment apprécié. Sous-doué en communication, il affiche un bilan meilleur que son image.

Johann Schneider-Ammann s’est encore une fois pris les pieds dans le tapis. Il devait annoncer sa démission vendredi mais il a dû avancer en catastrophe sa décision en raison des fuites dans les médias. «Je ne voulais pas obliger ma femme et moi-même à mentir ces prochains jours.» Une intention louable mais avec un gros dommage collatéral. Il a torpillé du coup la conférence de presse du Conseil fédéral qui lançait mardi après-midi son importante campagne contre l’initiative UDC sur la primauté du droit suisse. Sur la forme aussi, l’annonce a suscité la perplexité des conseillers aux États. Ces derniers ont appris la nouvelle via leur portable en pleine session alors que le ministre siégeait devant eux et qu’on parlait huile de palme et orangs-outans…

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