Dernier baroud d'honneur de la droite pour le Gripen

Votation 18 maiLes présidents des partis bourgeois PBD, PDC, PLR et UDC, ont mené une manif de dernière heure devant le Palais fédéral pour tenter de renverser la vapeur en faveur du Gripen, soumis au vote dans 10 jours.

Vidéo: Christine Talos

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C'est le dernier baroud d'honneur de la droite dans la campagne en faveur du Gripen. A 10 jours de la votation populaire du 18 mai et alors que les sondages montrent que l'écart se resserre de plus en plus entre les opposants et partisans de l'avion de combat suédois, les présidents des quatre grands partis bourgeois ont présenté un front commun dans une action sur la Place fédérale à Berne, afin de renverser la vapeur en faveur du jet.

Juchés sur une tribune portative, ils ont répété tour à tour devant la presse, une foule de parlementaires de droite ainsi que quelques VIP de l'armée, leurs arguments en faveur du jet, mettant en avant le besoin d'une armée crédible et d'une aviation efficace pour assurer la sécurité de la Suisse. Ils estiment que la campagne s'est concentrée sur des éléments secondaires.

Halte à la polémique

«Halte à la polémique!», a lancé Philipp Müller, président du PLR qui a déserté brièvement avec ses collègues la session spéciale du Conseil national. Selon lui, il faut enfin poser les bonnes questions, à savoir est-ce que la Suisse a besoin d'un avion, ou le Gripen répond-il aux exigences?

Pour les chefs des partis de droite, la réponse est clairement «oui». Ces 22 Gripen E sont indispensables pour garantir la sécurité aérienne de la Suisse, a martelé le président de l'UDC Toni Brunner. «Sans Gripen, la police du ciel ne peut assurer un service de surveillance 24 heures sur 24», a-t-il dit.

Pas trop cher

Diverses polémiques ont émaillé la campagne comme l'idée que cet avion à 3,126 milliards de francs serait trop cher. «C'est tout simplement faux», a expliqué Martin Landolt du PBD. C'est l'appareil qui a le meilleur rapport coût-avantage. En outre, sans être forcément le «top», il répond aux conditions spécifiques de la Suisse, estime-il.

Christophe Darbellay (PDC/VS) a quant à lui souligné qu'un refus enverrait un «signal fatal» pour l'armée, sachant que le PS et les Verts visent comme le GSsA l'abolition de l'armée. «Sans avions de chasse, la neutralité de la Suisse serait mise en danger et nous dépendrions de l'étranger», pense le Valaisan.

Dans le camp bourgeois, les Vert'libéraux sont le seul parti qui s'oppose à l'achat du Gripen. Le PEV, pour sa part, laisse la liberté de vote.

Créé: 08.05.2014, 12h42

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