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SuisseLe détenu évadé avec sa gardienne est de retour

Les autorités italiennes ont remis jeudi le Syrien qui avait pris la fuite avec sa gardienne de prison, en février.

La gardienne de prison était tombée amoureuse du détenu qu'elle surveillait.
La gardienne de prison était tombée amoureuse du détenu qu'elle surveillait.
Keystone

L'évadé arrêté en mars dernier en Italie en compagnie de sa geôlière de la prison de Dietikon (ZH) est de retour en Suisse. Les autorités italiennes l'ont livré jeudi à leurs homologues helvétiques.

Le Syrien âgé de 27 ans va passer la nuit de jeudi à vendredi en détention au Tessin avant d'être ramené à Zurich, indique son avocat à l'ats. Ce dernier confirme une information révélée par le Blick et 20 Minuten. Sa complice rapatriée en Suisse à la mi-avril a été relâchée de préventive deux semaines plus tard, la prévenue ne présentant aucun risque d'évasion ou de collusion, selon la Cour suprême zurichoise.

L'homme avait été condamné à quatre ans de prison pour viol et violences. L'évasion a eu lieu dans la nuit du 8 au 9 février. La gardienne a ouvert la porte de la cellule vers minuit. Elle a ensuite pris la fuite avec lui en voiture en direction de l'Italie. Le couple s'est caché dans une petite localité que la geôlière connaissait.

Trahis par une vidéo

Dans une vidéo datée du 16 mars qui a notamment permis de localiser le couple, la gardienne s'est excusée auprès de sa famille. «Il est l'homme de ma vie, je n'ai jamais connu de personne aussi sincère, romantique et amusante», y déclare-t-elle, expliquant être tombée amoureuse du prisonnier.

Ce dernier s'exprimait également dans la vidéo, critiquant ses conditions de détention. Arrivé en Suisse en 2010 comme requérant d'asile, il a été condamné à plusieurs reprises pour des délits à caractère sexuel, le plus grave étant le viol en novembre 2014 d'une jeune fille de 15 ans, à Schlieren (ZH).

Le détenu et sa geôlière ont été arrêtés le 25 mars. Ils étaient sur le point de partir pour le Moyen-Orient. Des coups de téléphone effectués par la fuyarde en Allemagne et en Autriche le laissent penser. Ces démarches n'avaient aucun motif terroriste, selon les enquêteurs.

ats

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