Les deux prix Nobel genevois sont de retour au bercail

GenèveLes astrophysiciens Michel Mayor et Didier Queloz ont été reçus en grande pompe à Cointrin samedi après-midi, après dix jours de folie à Stockholm.

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C'est un accueil en grande pompe qui attendait les deux prix Nobel genevois à leur descente d'avion samedi après-midi. De retour de Stockholm, où ils ont passé, selon leurs propres termes, «dix jours de folie», les astrophysiciens Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs en 1995 de la première exoplanète (planète située en-dehors de notre système solaire), étaient attendus sur le tarmac de l'aéroport de Cointrin par les autorités du Canton et de la Ville de Genève. Le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, le président du Grand Conseil Jean-Marie Voumard et le conseiller administratif Sami Kanaan étaient présents, accompagnés de leurs huissiers respectifs, ainsi que le recteur de l'Université de Genève, Yves Flückiger. «Vous faites désormais partie du patrimoine genevois, et ceci pour l'éternité», a lancé Thierry Apothéloz aux deux lauréats, qui étaient accompagnés de leurs épouses.

Michel Mayor et Didier Queloz ont donné une conférence de presse, où ils ont exhibé les médailles reçues de l'Académie suédoise, en attendant de se rendre au Victoria Hall dans la soirée pour y recevoir la médaille «Genève reconnaissante» de la Ville de Genève et donner leur première conférence publique depuis l'obtention du prix Nobel de physique. «A Stockholm, il ne s'agissait pas seulement d'une cérémonie, mais de dix jours de cérémonies, lâche Michel Mayor. Pour l'instant, nous ne faisons que survivre à l'événement.» Didier Queloz, lui, a été touché par «l'enthousiasme et la joie que suscite ce prix. En Suède, c'est un événement national où on célèbre la science et la connaissance. Partout où nous allions, il y avait une meute de fans, comme au festival de Cannes.» L'Université de Genève a mis une personne à plein temps pour gérer leur agenda, vu qu'ils sont sollicités de toutes parts et reçoivent de multiples invitations.

Mais les scientifiques n'auront pas beaucoup le temps de se reposer sur leurs lauriers, puisque Didier Queloz part dimanche pour le centre spatial de Kourou, en Guyane, d'où sera lancé mardi le premier satellite suisse, CHEOPS, qui a pour mission d'aller mesurer la taille, la masse et autres caractéristiques d'exoplanètes proches de notre système solaire. Michel Mayor tient cependant à faire passer un message: «Il faut absolument démentir le mythe selon lequel, si la Terre devient inhabitable, il nous suffirait d'aller sur une autre planète. C'est une stupidité totale! Même se rendre sur la plus proche des exoplanètes prendrait environ un million d'années.»

Créé: 14.12.2019, 17h55

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