Passer au contenu principal

SuissePas de devoirs à la maison: les parents stressent

Les parents d'élèves tirent un bilan négatif sur la suppression ou de la forte diminution des devoirs à la maison qu'a introduit le canton de Berne il y a 6 mois.

La suppression des devoirs à la maison divise dans le canton de Berne.
La suppression des devoirs à la maison divise dans le canton de Berne.
Keystone

Faut-il supprimer les devoirs à la maison? La question est récurrente et le canton de Berne avait choisi de fortement les réduire dans le cadre du programme scolaire alémanique Lehrplan 21. Des communes ont même décidé de les supprimer à la dernière rentrée scolaire, comme à Köniz, et ceci au grand dam des parents.

Six mois plus tard, ceux-ci se montrent toujours très critiques, selon le Bund. Pour Bettina Dénervaud, maman coprésidente de l'association Ecole et parents du canton de Berne, les retours sont mauvais. «Les parents ne sont plus au clair sur ce que sont les devoirs», indique-t-elle. «Un enfant doit-il finir un devoir à la maison et apprendre du vocabulaire français en vue du contrôle du lendemain ou non» demande-t-elle. En outre, elle observe que les élèves les plus faibles apportent souvent du travail à la maison. Et même les plus avancés ne peuvent éviter de travailler chez eux s'ils veulent aller à l'école ou au gymnase, estime-t-elle.

Pas assez de temps à l'école

«Il n'y a pas assez de temps pour tout apprendre à l'école», lance la maman. «Bien que les enfants aient suffisamment de temps pour répéter, ils en font souvent un mauvais usage», avance-t-elle. «L'apprentissage autonome est difficile pour la plupart des enfants», observe Bettina Dénervaud. Ce qui fait que les enfants passent plus de temps à l'école, et doivent en plus potasser davantage chez eux ensuite.

Néanmoins, la satisfaction des parents dépend fortement de la façon dont l'école communique avec eux. Car ils ont besoin d'avoir un regard sur ce que font leurs enfants en classe. «Beaucoup de parents se servent en effet des devoirs pour se faire une idée de ce qu'il se passe à l'école», explique ainsi Gabriela Heimgartner, coprésidente elle aussi de l'association Ecole et parents. Du coup, ce sont aux établissements de mieux expliquer sur le déroulement de la formation, selon elle.

Faire participer les parents

A Köniz, le message semble passer peu à peu. Ainsi les enseignants envoient aux parents au début de chaque trimestre une lettre pour annoncer les prochains sujets qui seront abordés en classe. Les élèves doivent en outre faire signer leurs contrôles à la maison. Ces derniers sont détaillés par les profs et les parents sont invités à y ajouter leurs propres commentaires. Du coup, les adultes se sont adoucis. «Nous pouvons ainsi facilement comprendre la situation de nos enfants et les aider là où il y a vraiment des lacunes», conclut un papa.

Et que disent les enseignants? Les avis divergent à 180 degrés, selon le Bund. Certains sont heureux de ne plus avoir à faire des devoirs à la maison. Mais d'autres ont de la peine avec le fait de devoir se coordonner beaucoup plus avec les autres profs d'une classe pour ne pas dépasser le nombre maximum de devoirs autorisés.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.