Passer au contenu principal

Aide humanitaireLa diaspora syrienne alerte Ignazio Cassis

La Suisse a ouvert un bureau humanitaire à Damas. la diaspora syrienne et un collectif de femmes syriennes pour la liberté s'en inquiètent.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis interpellé pour l'ouverture d'un bureau humanitaire en Syrie.
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis interpellé pour l'ouverture d'un bureau humanitaire en Syrie.
Keystone

Les Femmes Syriennes pour la Démocratie (FSD) et la diaspora syrienne en Suisse s'opposent à l'ouverture par Berne d'un bureau d'aide humanitaire à Damas. Elles ont adressé une lettre ouverte au chef du DFAE Ignazio Cassis.

«Cette démarche (l'ouverture d'un tel bureau) ne peut que réjouir Assad, le boucher de Damas, qui se voit aujourd'hui en voie de réhabilitation auprès de la communauté internationale; cependant, elle ne contribuera en rien à l'amélioration de l'efficacité de l'aide humanitaire suisse en Syrie», écrivent-ils au conseiller fédéral.

«Vouloir composer aujourd'hui avec le régime syrien répond à une logique à court terme sans intérêt pour l'aide humanitaire, pour la paix, pour le Moyen-Orient, pour la Suisse, pour le Monde, et insultante pour la justice. Accessoirement, c'est aussi le plus sûr moyen de contribuer à la pérennisation du terrorisme», selon une copie du texte envoyée aux médias jeudi.

«Si la Suisse souhaite vraiment apporter son aide pour soulager la population civile, elle serait certainement plus utile en oeuvrant pour une réelle solution politique qui permette aux Syriens d'avoir une vraie transition politique, sans le régime Assad, pour construire leur futur Etat démocratique basé sur le principe de la citoyenneté pour tous», poursuit la lettre ouverte.

«Aucune autre solution ne mettra fin à la violence, aucune autre solution ne permettra au peuple syrien de vivre dignement en Syrie. Ceci ne sera possible que si les pays occidentaux, y compris la Suisse, font passer les droits humains de la population syrienne devant leurs intérêts à court terme et font pression sur la Russie et de l'Iran pour obtenir le départ du régime syrien et des élections libres», concluent les FSD et la diaspora syrienne suisse.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.