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Didier Burkhalter loue à Londres «l'ouverture au monde»

Dans son discours du 1er août prononcé à la Maison suisse, en plein Jeux olympiques, le chef de la diplomatie suisse a souligné que Londres, comme Berne, désirait «travailler avec Bruxelles» tout en respectant ses caractéristiques et sa souveraineté.

Didier Burkhalter à Londres.
Didier Burkhalter à Londres.

Le chef de la diplomatie suisse s'est déclaré très heureux de fêter le 1er août «dans un pays voisin, non par la géographie mais par les relations spéciales» qui unissent les deux pays, comme la capacité d'innover et de «rester au sommet». Et de rappeler que l'EPFZ et l'Université de Londres ont des projets communs d'envergure européenne.

«Nous partageons un destin similaire: Londres rencontre le succès dans ce monde globalisé, tout comme la Suisse», a souligné le conseiller fédéral, selon le texte écrit de son allocution. Les deux pays font face à des défis qui ne peuvent être surmontés que s'ils «promeuvent l'ouverture». Et de citer la libre circulation des personnes qui «a amené beaucoup plus d'avantages économiques que de difficultés depuis 2002».

Allusion à Bruxelles

«L'ouverture ne signifie toutefois pas que nous devons renoncer à notre souveraineté», a-t-il indiqué, rappelant que la Suisse gardait la sienne face à Bruxelles. La clé est «l'adaptation et l'approfondissement de nos relations, tout en préservant notre souveraineté».

La Grande-Bretagne et la Suisse ont ceci en commun: «Tous deux désirent travailler avec l'Europe, mais sont convaincus qu'il faut respecter les caractéristiques et la souveraineté de chaque nation», a indiqué le chef de la diplomatie.

Didier Burkhalter a également évoqué la situation internationale, qui se globalise. «Que ce soit un tsunami au Japon ou les révolutions dans le monde arabe, tout a un impact direct sur nos sociétés», a poursuivi Didier Burkhalter.

«C'est aux pays qui profitent le plus de cette globalisation, comme le Royaume-Uni et la Suisse, qu'incombent responsabilité et solidarité envers les pays qui éprouvent des difficultés», a lancé le conseiller fédéral.

Condamnation de la violence en Syrie

Et le chef du Département fédéral des affaires étrangères d'évoquer la situation en Syrie. En tant que dépositaire des conventions de Genève, la Suisse est profondément préoccupée de la récente escalade de violence en Syrie, a-t-il indiqué. Didier Burkhalter a rappelé que le bombardement de zones densément peuplées constituait un crime contre l'humanité.

Les crimes contre les civils doivent faire l'objet d'une enquête et ceux qui les ont commis, traduits devant la Cour pénale internationale (CPI). «Nous menons actuellement des consultations pour récolter le soutien d'un grand nombre d'états pour une lettre adressée au Conseil de sécurité» de l'ONU.

Il s'est enfin adressé aux Suisses de l'étrangers et les a remerciés de la part des autorités suisses, car «ils représentent la Suisse, ses valeurs et son éthique». «C'était mon voeu de passer ma première fête nationale en tant que ministre des Affaires étrangères avec une colonie suisse à l'étranger», a-t-il confié.

(ats)

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