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Libre circulationLa Suisse se dote d'un nouveau «Monsieur Europe»

Le CF se donne 10 mois pour sortir de l'impasse avec Bruxelles. Il a désigné mercredi Roberto Balzaretti, ancien ambassadeur auprès de l'UE, pour mener les discussions.

Le Conseil fédéral a nommé un nouveau «Monsieur Europe». Il a désigné Roberto Balzaretti comme nouveau chef de la Direction des affaires européennes du DFAE et lui a confié la coordination de l'ensemble des relations avec l'Union européenne (UE).

Une «ligne claire»

Ce «reset organisationnel» permet d'avoir «de la clarté sur qui fait quoi et à quel moment», a expliqué le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis devant la presse à Berne. L'idée est d'avoir une seule personne responsable du dossier européen et une «ligne claire».

Roberto Balzaretti s'est engagé à «représenter et à défendre les intérêts de notre pays» et s'est défendu d'avoir tenu par le passé des propos «pro-européens». Le Tessinois de 52 ans est actuellement directeur de la Direction du droit international public au sein du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il était auparavant ambassadeur de Suisse auprès de l'UE à Bruxelles. Il aura le titre de secrétaire d'Etat.

«Le reste du monde» à Baeriswyl

L'actuelle secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Pascale Baeriswyl reste quant à elle responsable du reste du monde et «il y a suffisamment à faire», avec notamment la situation au Moyen Orient ou en Ukraine, a assuré Ignazio Cassis. C'est un système qui avait bien fonctionné lors des négociations sur les bilatérales II, signé en 2004, a souligné Pascale Baeriswyl.

Le gouvernement se donne 10 mois

Il n'y aura pas d'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne sous toit d'ici avril, a dit mercredi le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Le Conseil fédéral se donne dix mois pour sortir de l'impasse avec l'Europe et arriver à un accord.

Le Conseil fédéral a fait un tour de l'état des relations avec l'Union européenne mercredi. Il entend relancer les négociations avec l'UE, qui ont pris un coup de froid fin 2017 avec l'inscription de la Suisse dans une liste «grise» des paradis fiscaux et la limitation à un an de l'équivalence boursière pour la Suisse.

La qualité plutôt que le timing

Pour Ignazio Cassis, l'accord-cadre est un moyen et non un but pour avoir un accès au marché européen et contribuer à une prospérité durable de la Suisse. Et celle-ci souhaite pour cela des relations stables. Mais la Suisse ne veut pas n'importe quel accord-cadre: il doit tenir compte des intérêts de la Suisse. La qualité est plus importante que le timing, a souligné M. Cassis.

Le Conseil fédéral s'engage à aller de l'avant et veut profiter de la fenêtre d'opportunité de 2018. En 2019, il ne se passera certainement rien, en raison de l'approche des élections fédérales et européennes. Si un accord est possible cette année, c'est bien. Si ce n'est pas le cas, cela durera plus longtemps, a résumé le conseiller fédéral.

Explorer de nouvelles pistes

Jusqu'à la prochaine séance spéciale du Conseil fédéral en février, le gouvernement entend clarifier sa position et définir quels accords sectoriels il veut pouvoir négocier dans l'intérêt du pays avec une UE qui a changé notamment à cause du Brexit et qui est devenue moins prête à des concessions.

Sans pour autant changer le mandat de négociation, le gouvernement veut explorer de nouvelles pistes pour sortir de l'impasse que constituent notamment les «juges étrangers», soit le mécanisme juridique en cas de conflit entre les deux parties. Enfin, le Conseil fédéral entend parler d'une seule voix et communiquer plus clairement à l'intérieur du pays.

ats

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