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Le directeur des CFF démissionne

Andreas Meyer, patron de CFF SA depuis 2007, va se retirer au plus tard à la fin de l’année prochaine. Il faisait face à de vives critiques.

Image d'illustration
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Keystone

Andreas Meyer a annoncé sa démission pour fin 2020, ce mercredi matin, lors du bilan semestriel des CFF. «Le moment de l’annonce de mon retrait a été convenu suffisamment tôt avec le conseil d’administration et correspond à mon intention de donner une nouvelle orientation à ma carrière avant mes 60 ans», a-t-il déclaré lors de la conférence de presse relative aux résultats semestriels 2019.

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Andreas Meyer, 58 ans, restera comme l'homme qui a fait entrer les CFF dans l'ère numérique. Mais il a aussi subi de nombreuses critiques au fil des ans, notamment de la part des syndicats et du monde politique. Les plus récentes ont suivi le dramatique accident survenu en gare de Baden (AG) au début août, qui a coûté la vie à un contrôleur en raison d'un problème de fermeture des portes. Pris à partie par de nombreux politiciens, le patron a déclaré qu'il voulait rester à la tête de l'ex-régie fédérale. «Je vais maîtriser cette situation difficile avec mon équipe», disait-il encore le 18 août dernier.

Le fiasco Bombardier

Les pannes et les retards de livraison des trains FV-Dosto de Bombardier ne sont pas non plus un succès pour Andreas Meyer. En 2010, les CFF ont commandé 62 trains au constructeur canadien. À l'origine, ils auraient dû être livrés en 2013. Or seul environ un tiers de ces rames sont en service régulier depuis le mois de décembre... 2018.

À la mi-janvier 2019, les pannes frappant les FV-Dosto sont devenues un problème politique lorsque la Commission des transports du Conseil national s'est penchée sur la question et a exigé des conditions plus strictes pour les achats. Meyer a alors blâmé le fournisseur pour les retards et les problèmes techniques rencontrés.

Salaire critiqué

Autre point de friction: la rémunération du directeur général. Andreas Meyer a perçu 100'000 francs de plus que son prédécesseur dès son entrée en fonctions, en janvier 2007. À son salaire annuel de 700'000 francs s'ajoutent des prestations uniques pour 450'000 francs.

Avec un salaire de près d'un million de francs, le natif de Bâle-Campagne reste le patron d'une entreprise proche de la Confédération de loin le mieux payé. Sans compter les 220'000 francs (en 2018) qui lui sont versés pour la prévoyance professionnelle.

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