Passer au contenu principal

«Les docteurs ne pouvaient pas dire si j’étais un garçon ou une fille»

Née intersexe, Daniela Truffer a été opérée enfant. Elle combat cette pratique, qu’elle assimile à une mutilation sexuelle.

La Valaisanne Daniela Truffer enchaîne les manifestations et les congrès pour faire entendre la cause des intersexes.
La Valaisanne Daniela Truffer enchaîne les manifestations et les congrès pour faire entendre la cause des intersexes.
Keystone

«Je suis née en 1965. Les docteurs ne pouvaient pas dire si j’étais un garçon ou une fille. A 2 mois et demi, on m’a ouvert le ventre pour enlever mes testicules, sans l’accord de mes parents. A 7 ans, on a réduit mon micropénis pour en faire un clitoris sans mon consentement. Dès 12 ans, j’ai pris des œstrogènes.» Daniela Truffer possède des chromosomes masculins. Mais elle est née avec un micropénis et des testicules abdominaux. Comme quelques milliers de personnes en Suisse, cette Valaisanne est une intersexe (lire ci-contre). A fin juin, elle était à Douarnenez, en Bretagne, où se tenait la première rencontre internationale des personnes intersexes ouverte au public.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.