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Dominique de Buman élu président du National

Le PDC fribourgeois a été élu lundi pour une année au perchoir de la Chambre du peuple par 160 voix sur 179 bulletins valables.

Dominique de Buman, 61 ans, a accédé lundi au perchoir du Conseil national. Le démocrate-chrétien fribourgeois a été élu président de la Chambre du peuple pour un an par 160 voix sur 179 bulletins valables.

Dominique de Buman succède à l'UDC zurichois Jürg Stahl. Il est le cinquième fribourgeois après Thérèse Meyer en 2005 à présider le Conseil national. En tant que PDC, il succède au Lucernois Ruedi Lustenberger, qui avait accédé à cette fonction en 2014.

Dominique de Buman sera secondé durant sa présidence par la socialiste tessinoise Marina Carobbio, élue première vice-présidente par 154 voix sur 179 bulletins valables, 15 voix allant à Chantal Galladé (PS/ZH). La radicale vaudoise Isabelle Moret a été élue deuxième vice-présidente par 145 voix sur 163 valables.

Plaidoyer pour la cohésion

Dans son discours, Dominique de Buman a plaidé pour la cohésion nationale, la paix, la démocratie et l'Etat de droit. Face aux questions migratoires, au développement des technologies, à la protection de l'environnement ou les menaces terroristes, «ne cédons pas au réflexe du hérisson, relevons le défi de l’avenir car à défaut, il y a fort à craindre que d’autres décident à la place des Suisses», a-t-il affirmé.

Le nouveau président a aussi mis en avant la figure de Nicolas de Flüe, qui a permis l'entrée dans la Confédération de Fribourg, premier canton romand de l'alliance. L'Obwaldien, dont la statue s'érige dans le Palais fédéral, a marqué les institutions helvétiques «de l’esprit de concordance et de proportionnalité, qui rend possible le vivre-ensemble à long terme», a-t-il relevé.

A la fin de son discours, le nouveau président a invité l'ensemble 4 G(enerations) Jazz Group. Le quatuor a notamment entonné une version revisitée et jazzy du «Lyoba» de l'Abbé Joseph Bovet.

Le discours du Fribourgeois a séduit un autre Fribourgeois, Christian Levrat. Le sénateur et président socialiste a salué les appels à la cohésion nationale ainsi que ses propos axés sur l'ouverture au monde. «C'est plutôt une bonne nouvelle qu'un humaniste comme Dominique de Buman occupe cette fonction», estime-t-il.

Salué par ses pairs fribourgeois

Quant à savoir ce que le nouveau président peut apporter à son canton, le socialiste nuance: «Ce poste est un honneur et on est au service du pays, et pas d'un canton», explique-t-il. C«'est pour nous la chance d'avoir les cercles de pouvoir plus proches, plus accessibles, de soulever les points qui dans notre canton posent le plus de problèmes», souligne-t-il. «Et nous avons pour habitude, avec les autres parlementaires fribourgeois, d'être assez unis pour défendre les intérêts de notre canton».

De l'autre côté de l'échiquier politique, soit à l'UDC, les propos de Christian Levrat sont confirmés par le conseiller national fribourgeois Jean-François Rime. Pour lui, il y a une «dzodzet connection» à Berne. «Sur les sujets qui touchent notre canton, oui, on est en principe d'accord et on travaille ensemble». Ce qui explique selon lui, le succès du canton de Fribourg qui sera encore à l'honneur avec la présidence d'Alain Berset dans quelques jours.« Cela fait depuis 2003 que l'on dit que la délégation fribourgoise est l'une des meilleures de ce Parlemen»t, explique-t-il en toute modestie.

Quant à l'élu du jour, Jean-François Rime se dit ravi. Comme il y a un tournus interpartis à la présidence, je suis particulièrement heureux que ce soit un Fribourgeois qui soit élu», dit-il. «J'ai de très bons contacts avec Dominique de Buman, qui est arrivé en même temps que moi en 2003. Je suis convaincu qu'il fera un très bon président. Il est bilingue, il a une grande expérience politique, c'est un excellent choix. »

«Dominique de Buman est un bâtisseur de ponts entre les différentes régions linguistiques qui recherche constamment le point d’équilibre entre les intérêts économiques et une politique durable au service du bien commun», a estimé pour sa part le PDC dans un communiqué. «Il a parfaitement su le faire en tant que syndic de la ville de Fribourg et président du Grand Conseil.»

Longue carrière

Issu d'une famille bourgeoise de Fribourg depuis plusieurs siècles, Dominique de Buman est juriste de professionet a entamé sa carrière politique à l'âge de 30 ans, en 1986, au Conseil communal de Fribourg ainsi qu'au Grand Conseil fribourgeois. Il a été syndic de la ville de Fribourg dès 1994, pour 10 ans.

Le Fribourgeois est entré au Conseil national en 2003. Il a été vice-président du PDC suisse de 2004 à 2016. Dominique de Buman affiche un profil modéré issu de l'aile sociale du parti. Il se trouve parfois en porte-à-faux avec l'aile droite incarnée par l'actuel président Gerhard Pfister.

Dominique de Buman est aussi président de la Fédération suisse de tourisme et des Remontées mécaniques suisses. Ex-président d'Helvetia Latina, il est un fervent défenseur des minorités linguistiques et de la cause latine.

(christine Talos avec ats)

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