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SuisseLe dossier européen déchire la Berne fédérale

Les présidents des partis avancent chacun leur solution pour régler le dossier des relations avec l'Union européenne.

Alain Berset souhaite des «relations réglées» avec Bruxelles
Alain Berset souhaite des «relations réglées» avec Bruxelles

Conseil fédéral et partis continuent de se déchirer sur le dossier européen. Le futur président de la Confédération, Alain Berset, critique dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitungla façon de l'Union européenne (UE) de traiter la Suisse.

Mais, prévient immédiatement le socialiste de 45 ans, il est dans l'intérêt de la Suisse d'avoir des «relations réglées» avec Bruxelles. «Nous souhaitons stabiliser la voie bilatérale et cela passe par une certaine stabilité aussi sur le plan institutionnel», remarque-t-il, soulignant qu'il y a encore beaucoup de questions à clarifier.

Dans le SonntagsBlick, le président du PS, Christian Levrat, exige de son côté que le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis négocie rapidement un accord avec l'UE et le présente au peuple pour que celui-ci puisse décider si le prix est raisonnable ou non. Aucun cadeau n'est distribué en politique internationale, affirme M. Levrat. La sécurité et la prospérité ont un prix, selon lui.

L'UDC fidèle à sa ligne

Le président du PDC, Gerhard Pfister, continue, lui, de plaider pour une approche bilatérale. Le Conseil fédéral doit défendre les intérêts de la Suisse avec assurance, homogénéité et pragmatisme, ajoute-t-il dans le SonntagsBlick, soulignant que l'UE ne doit pas affaiblir unilatéralement la compétitivité de la Suisse.

Pour la présidente du PLR Petra Gössi, ni l'isolement ni l'adhésion ne doivent entrer en ligne de compte. De nouveaux fondamentaux sont nécessaires pour des accords, juge-t-elle, tout en exigeant toujours une sécurité juridique et un accès libre au marché économique.

Quant à Albert Rösti, le président de l'UDC, il insiste sur l'autodétermination de la Suisse, qui est, selon lui, victime d'un chantage de l'UE. Le gouvernement doit renverser la table, tonne-t-il. Fidèle à la ligne du parti, il rejette la reprise automatique du droit européen, ne veut pas payer 1,3 milliard de francs pour le fonds européen de cohésion et appelle à supprimer le droit de timbre pour renforcer la place financière suisse, comme le Conseil fédéral a menacé de le faire.

ats

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