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Conseil fédéralLa double vacance ouvre le jeu des successions

Le départ simultané de Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard va accroître la pression féminine et des régions non représentées sur le PLR et le PDC.

Le Conseil fédéral dans sa composition en 2018.

La double démission de Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann ouvre le jeu des successions. La pression féminine et des régions non représentées au Conseil fédéral sera forte. Mais répartie sur le PLR et le PDC.

Avec déjà trois Latins au Conseil fédéral, l'élection d'un Romand ou d'un Tessinois est quasiment exclue. Cette fois, ce sont la Suisse orientale, la Suisse centrale et la Suisse du nord-ouest qui vont afficher leurs revendications.

Une ou deux femmes

La pression viendra surtout des femmes, qui donneront de la voix pour éviter que la socialiste Simonetta Sommaruga ne se retrouve seule au gouvernement. Le Conseil fédéral pourrait même à nouveau compter trois femmes comme entre 2008 et 2010, puis entre 2012 et 2015.

Du côté du PDC, les noms des conseillères nationales Viola Amherd (VS), ex-présidente de l'exécutif de Brigue, et Elisabeth Schneider-Schneiter (BL) sont souvent avancés. Parmi les candidates potentielles figurent également les conseillères nationales Ida Glanzmann (LU), Andrea Gmür (LU), Ruth Humbel (AG) et la conseillère aux Etats Brigitte Häberli (TG).

Forte pression sur le PLR

Une conseillère d'Etat pourrait aussi être de la partie comme l'Uranaise Heidi Z'Graggen ou l'Argovienne Carmen Haag. Si une femme s'impose au final, elle serait la troisième ministre PDC après Ruth Metzler, évincée en 2003, et Doris Leuthard.

La pression sera encore plus forte concernant le PLR, qui n'a plus eu de conseillère fédérale depuis le départ d'Elisabeth Kopp en 1989. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais toutes les candidates féminines ont mordu la poussière, la dernière étant la Vaudoise Isabelle Moret l'an passé. Tous les regards se tournent vers la Saint-Galloise Karin Keller-Sutter, prétendante malheureuse face à Johann Schneider-Ammann en 2010.

Un homme ?

La double vacance pourrait donner moins de remords à un homme de se présenter. Du côté du PDC, le Grison Martin Candinas ou l'Obwaldien Erich Ettlin pourraient jouer la carte régionale. Le conseiller aux Etats grison Stefan Engler, souvent cité comme candidat potentiel, a annoncé jeudi qu'il ne veut pas être conseiller fédéral. Le Soleurois Pirmin Bischof pourrait également avoir des ambitions gouvernementales. Tout comme le conseiller d'Etat saint-gallois Benedikt Würth.

L'actuel président du parti, le Zougois Gerhard Pfister, a déjà fait savoir qu'il n'était pas intéressé. Le conseiller aux Etats lucernois Konrad Graber non plus: il va arrêter la politique. Le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr ne semble pas vouloir devenir ministre à part entière.

Le dernier homme à avoir porté les couleurs du parti comme membre du gouvernement était le Fribourgeois Joseph Deiss qui s'est retiré en 2006. Contrairement aux autres formations gouvernementales, le PDC n'a plus qu'un seul conseiller fédéral depuis 2003.

Caroni papable

Le PLR aura plus de peine à présenter un homme. Mais certains pourraient se lancer comme les conseillers aux Etats Andrea Caroni (AR), Martin Schmid (GR), Damian Müller (LU) et Ruedi Noser (ZH) ou les conseillers nationaux Marcel Dobler (SG) et Beat Walti (ZH).

Reste une inconnue: le départ de l'UDC Ueli Maurer. Le Zurichois a annoncé qu'il rempilerait. Mais nul ne sait s'il tiendra parole. Et si la conseillère nationale grisonne Magdalena Martullo, dans le sillage de son père Christoph Blocher, a des ambitions gouvernementales.

ats

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