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Drame de Sierre: deux parents recourent au Tribunal fédéral

Deux parents de victimes s'opposent à la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal.

La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
AFP
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
AFP
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Reuters
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Le recours déposé par onze parents de victimes de l'accident de car belge à Sierre (VS) contre le classement de la procédure pénale finira au Tribunal fédéral. Deux d'entre eux ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal.

En mars dernier, le Tribunal cantonal valaisan a estimé que le décès du chauffeur lors du drame dispensait «d'investiguer plus». Selon lui, la thèse du suicide défendue par onze parents d'enfants décédés ne pourrait «jamais déboucher sur une condamnation pénale».Insatisfaits par cette décision, deux parents concernés ont contesté le classement et ont saisi le TF. Le verdict définitif des juges fédéraux, confirmant ou annulant la décision de classement, ne devrait pas tomber avant plusieurs mois.

Pour le Ministère public valaisan, les seules causes envisageables de l'accident sont en relation avec le chauffeur. Il peut y avoir eu malaise ou inattention de sa part. Comme il est décédé lors de l'accident, l'instruction ouverte pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligence a été classée le 30 juin 2014.

Pathologie coronarienne

Lors de l'instruction, des expertises ont montré que le chauffeur, âgé de 34 ans, souffrait d'une pathologie coronarienne. Aucun élément concret n'a cependant permis d'imputer à cette pathologie une éventuelle défaillance du conducteur.

Le chauffeur prenait un antidépresseur contenant de la paroxétine, laquelle peut favoriser une pulsion suicidaire en début de traitement. Mais le conducteur prenait ce médicament depuis deux ans et la dose standard avait été diminuée de moitié au début 2012 en vue d'un arrêt complet.

Le médecin traitant du chauffeur a aussi précisé qu'il n'avait aucune raison de penser que son patient était suicidaire. Le procureur valaisan a donc écarté cet élément comme cause possible du drame.

L'accident de car était survenu le 13 mars 2012. Il avait fait 28 victimes dont 22 enfants. Le véhicule a percuté une paroi du tunnel autoroutier. Il transportait deux classes des villes flamandes de Lomme et d'Heverlee et leurs accompagnants, qui revenaient d'un séjour de sport d'hiver dans le val d'Anniviers.

(ats)

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