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Loi sur les armesPour l'économie, il faut sauver Schengen/Dublin

Les milieux économiques ne veulent pas perdre les avantages liés aux accords de Schengen et Dublin, qui seront menacés en cas de «non» à la révision de la loi sur les armes.

Monika Rühl met en garde contre un refus de la révision de la loi sur les armes.
Monika Rühl met en garde contre un refus de la révision de la loi sur les armes.
Keystone

En cas de non à la révision de la loi sur les armes, les accords de Schengen et Dublin expireront dans l'année, affirment les milieux économiques suisses. Ceux-ci veulent éviter une telle situation et soutiennent cette révision.

Le 19 mai prochain, la population suisse se prononcera sur une révision partielle de la loi fédérale sur les armes. «Cela ne ressemble pas à un problème économique à première vue, mais cette votation aura un impact direct sur les conditions cadres des entreprises suisses», a déclaré jeudi Monika Rühl, présidente de la direction d'economiesuisse.

Si le peuple suisse vote non en mai, l'adhésion de la Suisse à Schengen expirera automatiquement après six mois. Une décision du comité mixte Suisse-UE dans un délai de 90 jours pourrait empêcher cette expiration. Mais ce scénario n'est pas réaliste pour les milieux économiques.

Lourdes pertes pour le tourisme

La fin de Schengen sonnerait la fin du visa uniforme pour les touristes voyageant en Suisse. «L'exclusion de la Suisse de ce dispositif engendrerait de graves désavantages financiers pour le tourisme suisse et une perte d'image tout aussi grave», a souligné Andreas Züllig, président d'hotelleriesuisse. Cette perte pourrait se monter à 530 millions de francs en 2030.

Pour l'économie suisse dans son ensemble, cela représenterait une baisse du produit intérieur brut, selon une étude du Conseil fédéral. En 2030, il serait inférieur à 3,7%. Et les exportations pourraient chuter jusqu'à 5,6%.

Moins de sécurité

La Suisse ne profiterait plus non plus du Système d'information Schengen (SIS). Celui-ci permet notamment de retrouver des personnes disparues, ainsi que des objets et des véhicules volés partout en Europe.

En 2017, ce système a permis d'obtenir 17'000 réponses pertinentes. «Si ces recherches policières sont peu connues, elles ne représentent pas moins un élément de stabilité indéniable», a déclaré Philippe Miauton, directeur-adjoint de la Chambre vaudoise de commerce et de l'industrie.

ats

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