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L'économie suisse rejette en bloc l'initiative de l'ASIN

L'économie est résolument contre l'initiative de l'ASIN «Accords internationaux, la parole au peuple!».

L'économie ne veut pas d'un handicap supplémentaire avec l'initiative, a souligné vendredi le président d'economiesuisse, Gerold Bührer.
L'économie ne veut pas d'un handicap supplémentaire avec l'initiative, a souligné vendredi le président d'economiesuisse, Gerold Bührer.
Keystone

Qu'il s'agisse de grandes entreprises ou de PME, toutes comptent sur un réseau dense d'accords qui lui garantissent l'accès aux marchés sans votations inutiles.

Déjà pénalisée par le franc fort et par des tendances protectionnistes, l'économie ne veut pas d'un handicap supplémentaire avec l'initiative, a souligné vendredi le président d'economiesuisse, Gerold Bührer, lors d'une conférence de presse à Berne.

En cas d'acceptation du texte de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), «des accords internationaux seraient inutilement retardés, ce qui pénaliserait nos entreprises», a renchéri Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH).

L'industrie horlogère mise beaucoup sur l'Inde et la Chine, pays avec lesquels douze accords sont actuellement en négociation. Or Jean-Daniel Pasche refuse que l'initiative qui soumettrait au referendum obligatoire tout traité international important puisse entraver ces résultats.

Accès au marché garanti

Sur les 500 accords que la Suisse signe chaque année, le Parlement en examine 20 à 40, tandis qu'une vingtaine seulement est soumise au referendum facultatif.

Cette forte densité dans toutes sortes de domaines comme le commerce, la recherche, les investissements ou les droits de douane «garantit l'ancrage des PME dans les marchés internationaux», a relevé Hans-Ulrich Bigler directeur de l'Union suisse des arts et métiers (usam).

Pour le représentant des PME, il vaudrait mieux associer les principaux acteurs aux stades précoces de l'élaboration des mandats de négociation et des négociations proprement dites plutôt que leur accorder des possibilités de blocage après coup.

Des milliards en jeu

Car l'enjeu n'est pas mince. «Chaque jour nous exportons des marchandises pour une valeur de plus d'un milliard de francs», a rappelé Gerold Bührer. Et cette force ne profite pas qu'aux grands groupes mais concerne aussi des milliers de PME.

Au total, les accords de protection des investissements des entreprises réalisés à l'étranger portent sur près de 900 milliards de francs, a-t-il ajouté.

Les trois faîtières plaident pour maintenir l'attrait et la crédibilité de la Suisse. Pour elles, le texte de l'ASIN porterait non seulement préjudice à la capacité concurrentielle des entreprises mais également à l'attrait de la place économique suisse dans son ensemble.

(ats)

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