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Succession BurkhalterL'économie veut avoir son mot à dire

Selon economiesuisse, le futur ministre des affaires étrangères devra mieux prendre en compte les milieux économiques dans ses négociations avec l'UE.

Le président d'economiesuisse souhaite «que le nouveau Conseil fédéral mène un dialogue intensif avec l'économie». (Lundi 4 septembre 2017)
Le président d'economiesuisse souhaite «que le nouveau Conseil fédéral mène un dialogue intensif avec l'économie». (Lundi 4 septembre 2017)
Archives, Keystone

Le nouveau ministre des affaires étrangères devra davantage prêter l'oreille à l'économie, affirme le président d'economiesuisse Heinz Karrer. Selon celui qui critique le chef du département Didier Burkhalter, la stratégie européenne du Conseil fédéral a échoué.

Blocage

Concrètement, Heinz Karrer reproche au gouvernement d'avoir été avare en information au sujet des négociations de l'accord-cadre avec l'Union européenne (UE), ce qui a provoqué des spéculations. Et la situation a abouti à un blocage, explique le président de la faîtière des grandes entreprises lors d'un entretien avec les journaux alémaniques Luzerner Zeitung et St. Galler Tagblatt, publié lundi.

Heinz Karrer plaide pour que le nouveau Conseil fédéral procède à un état des lieux en automne et se réoriente dans ce dossier. Ce dernier doit avoir le courage de dire à l'UE que le chemin choisi ne conduit pas au but visé.

Heinz Karrer critique également le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Selon ses dires, après les prises de position initiales, ce dernier et son secrétaire d'Etat Yves Rossier n'ont plus vraiment inclu la place économique dans les négociations avec l'UE. La situation était tout autre lors de discussions liées aux bilatérales I et II ainsi qu'à l'accord de libre-échange.

Favorisation

«Nous souhaitons que le nouveau Conseil fédéral mène un dialogue intensif avec l'économie en parallèle des négociations qu'il entreprend», insiste Heinz Karrer. Le collège doit trouver une solution négociée, que le Parlement et les citoyens puissent vraiment soutenir.

En principe, la faîtière soutient un accord-cadre avec Bruxelles. L'influence de la Cour de justice de l'UE en Suisse doit être étroitement limitée, à savoir restreinte aux cas liés aux droits du marché unique européen.

Par ailleurs, economiesuisse exige une clause de la nation la plus favorisée. Si l'Union européenne offre à un tiers Etat, comme le Royaume-Uni par exemple, de meilleures conditions, la Suisse devrait également pouvoir en profiter.

ats

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