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MobilitéEconomiesuisse veut augmenter le prix des transports

La fédération des entreprises suisses veut une durabilité à tous niveaux. Elle réclame notamment des tarifs de transports, tant routier que ferroviaire, plus élevés pour limiter le trafic.

Le président d'economiesuisse Rudolf Wehrli.
Le président d'economiesuisse Rudolf Wehrli.
Keystone

La durabilité économique passe par des finances publiques équilibrées, a souligné jeudi à Zurich le président d'economiesuisse Rudolf Wehrli. En conférence de presse annuelle de l'organe faîtier, il a rappelé les revendications sur le frein à l'endettement des assurances sociales, la flexibilisation de l'âge de la retraite et la hausse de l'âge de la retraite des femmes.

Il faut aussi adapter le taux de conversion et le taux technique du deuxième pilier, a réitéré Rudolf Wehrli.

Miser sur l'apprentissage

Pour lutter contre le chômage des jeunes, la Suisse doit éviter un taux élevé de maturités gymnasiales et renforcer au contraire la voie de l'apprentissage professionnel. Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann avait suscité la polémique en octobre dernier en se prononçant en ce sens. Il avait estimé le nombre de bacheliers trop élevé en Suisse romande.

Selon economiesuisse, le pays doit mieux cibler la promotion des études supérieures: mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques constituent une priorité pour disposer d'une main d'oeuvre hautement qualifiée.

Automobilistes pas assez taxés

En matière de durabilité écologique, la fédération appelle à limiter les effets négatifs de la mobilité sur le trafic grandissant, tant routier que ferroviaire, et sur l'aménagement du territoire. Chaque usager doit couvrir les coûts effectifs de ses déplacements.

Concrètement, l'organisation réclame une hausse des prix pour les transports publics. Elle suggère une hausse de la taxe automobile et du prix de l'essence. Autre piste: faire payer les automobilistes pour traverser un tunnel du Gothard à deux tubes. Le partenariat public-privé doit lui aussi être privilégié en matière de transports.

Stratégie énergétique peu réaliste

En politique énergétique, economiesuisse met une nouvelle fois en doute la stratégie 2050 du Conseil fédéral. Peu réaliste, elle menace la compétitivité de la Suisse, estime l'organisation. Une étude de l'EPF Zurich annonce des effets négatifs sur la prospérité et l'emploi. Elle sera publiée à la fin du mois.

Selon economiesuisse, il faut privilégier le raccordement aux réseaux internationaux et l'ouverture du marché plutôt que de réglementer, subventionner, planifier et bureaucratiser. Le développement massif d'énergies renouvelables est peu réaliste en l'absence de réseaux de capacités de stockage adéquats.

Il en va de même pour les objectifs d'économie d'énergie de la Confédération qui table sur une part de 37% d'ici 2050. L' Agence de l'énergie pour l'économie arrive à un résultat de 24% dans une étude basée sur les économies réalisées par plus de 2000 entreprises suisses durant les dix dernières années.

ats

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