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Canton de VaudL'Eglise protestante prête à bénir les couples gays

L'Eglise protestante vaudoise pourrait devenir la première église romande à proposer une bénédiction pour les couples en partenariat enregistré. Réunis vendredi à St-Sulpice, les délégués au Synode ont accepté d'entrer en matière.

Neuf églises réformées suisses, dont Berne et Fribourg, pratiquent déjà la bénédiction de couples de même sexe.
Neuf églises réformées suisses, dont Berne et Fribourg, pratiquent déjà la bénédiction de couples de même sexe.
Photo d'illustration, AFP

La décision d'entrée en matière a été prise par 55 oui, 31 non et une abstention, au terme de près de trois heures de discussion. Le Conseil synodal, l'exécutif de l'Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV), propose au Synode, le législatif, de créer un acte liturgique pour les couples de même sexe liés par un partenariat enregistré.

Cet acte prendrait la forme d'une bénédiction, a précisé le Conseil synodal (CS), qui préconise de l'ajouter dans le règlement. Une liturgie est également proposée, proche de celle de la bénédiction du mariage.

Le débat d'entrée en matière a opposé deux camps assez bien tranchés. Le Synode s'était prononcé en 2008 pour l'accueil sans discrimination des homosexuels en son sein. Il avait par la même occasion demandé au CS de continuer la réflexion sur un acte liturgique pour les couples partenariés, dont le projet actuel en résulte.

Positions tranchées

Les délégués favorables à cette bénédiction ont fait valoir que l'église doit aller de l'avant et rester en phase avec la société. De nombreuses voix estimaient au contraire que le sujet n'est pas mûr. Ces délégués proposaient de renvoyer le dossier au CS pour qu'il revienne avec des propositions moins proches de la liturgie de mariage.

Les réticences sont fortes parmi les paroissiens, ont rappelé les opposants, qui mettent en avant des risques de désunion interne. Neuf églises réformées suisses, dont Berne et Fribourg, pratiquent déjà de telles bénédictions. Elles n'ont pas été divisées, a rétorqué le conseiller synodal Jean-Michel Sordet.

«Pas un choix»

«C'est un fait admis que l'homosexualité n'est pas un choix», a rappelé le délégué Jean Martin, ancien médecin cantonal. Une non entrée en matière serait ressentie comme un camouflet par les personnes concernées. Reporter le débat n'amènera rien de plus, a renchéri Hélène Küng.

Une claire majorité a finalement choisi d'entrer en matière. La discussion se poursuivra samedi. Le Synode devrait d'abord se prononcer sur la question de principe d'un tel acte liturgique avant d'en examiner le contenu.

ats

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