Un élu vert propose une «vraie» taxe sur le CO2

EnvironnementLa taxe sur les carburants de Christophe Clivaz prendrait en compte l'éloignement des usagers par rapport aux transports publics.

La moitié de l'empreinte carbone des Suisses vient de l'étranger par les produits importés, souligne l'écologiste Christophe Clivaz. (Photo d'archives)

La moitié de l'empreinte carbone des Suisses vient de l'étranger par les produits importés, souligne l'écologiste Christophe Clivaz. (Photo d'archives) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le Vert Christophe Clivaz défend l'introduction d'une «vraie» taxe incitative sur les carburants. Mais conscient de l'inégalité d'une telle mesure pour ceux mal desservis, il suggère de rembourser ceux qui habitent très loin des transports publics.

«Un habitant de Genève ou de Zurich ne recevrait aucune ristourne alors que celui qui vit au fond d'une vallée mal desservie toucherait une compensation maximale», explique samedi le conseiller national valaisan dans un entretien accordé au Temps. Ce mécanisme de redistribution prendrait ainsi en compte la localisation des ménages et leur éloignement des transports publics.

Mais ce plan, Christophe Clivaz le réserve au «jour où l'on introduira une vraie taxe incitative sur les carburants, ce qui n'est pas encore prévu dans la loi sur le CO2 dont nous débattons» actuellement. Celle-ci prévoit pour l'heure une hausse du prix des carburants de 10 à 12 centimes et la création d'un fonds climatique financé en partie par les recettes provenant de la taxe sur le CO2.

Pour «modifier les comportements»

Ce que Christophe Clivaz appelle «une première étape». Mais «pour qu'il y ait un vrai effet incitatif, il faudrait 5 à 10 centimes de plus chaque année, comme l'a montré une étude de l'EPFL», complète-t-il. Ces taxes ont avant tout le but «de modifier les comportements, de mettre sur le marché des véhicules plus propres, d'utiliser davantage les transports publics». Si le consommateur change ses habitudes, il «ne subira aucun effet. Pour les moins vertueux, les montants prévus restent modérés».

Par habitant, la Suisse reste l'un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Mais la moitié de notre empreinte carbone vient de l'étranger par les produits que nous importons, détaille Christophe Clivaz.

Pour lui, la Suisse doit exiger, dans le cadre des accords internationaux qu'elle signe, des conditions de production écologiques et sociales semblables aux nôtres. Par ailleurs, estime le Valaisan, elle a les moyens de développer des techniques respectueuses de l'environnement, pour les transports ou le captage du CO2. (ats/nxp)

Créé: 01.02.2020, 05h00

Articles en relation

Suisse et Autriche au chevet du climat

Environnement La présidente de la Confédération a rencontré son homologue autrichien pour parler du climat. Plus...

L'environnement inquiète toujours plus les Suisses

Sondage Le bruit du trafic, la pollution de l'air et les rayonnements préoccupent de plus en plus les citoyens, selon une enquête de l'OFS. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.