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Des élus UDC s'attaquent aux cyclistes intrépides

Le conseiller national Gregor Rutz a déposé une motion pour serrer la vis.

Image d'illustration.
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Keystone

Le conseiller national Gregor Rutz (UDC/ZH) a une dent contre les cyclistes qui ne respectent pas les règles de la route. «Beaucoup se comportent tellement mal que c’en est dangereux pour les piétons, les automobilistes et d’autres usagers de la route», s’exclame le Zurichois dans la «NZZ am Sonntag». L’hebdomadaire révèle qu’avec neuf collègues UDC, Gregor Rutz a déposé une motion, qui demande à la Confédération d’élaborer des mesures en complément du programme Via sicura.

Des cyclistes qui ne respectent pas les feux rouges ou les interdictions de circulation, des vélos qui roulent sur les passages pour piétons, sur les trottoirs et dans les zones piétonnes ou qui n’ont pas de feu la nuit… Gregor Rutz estime que les problèmes ont augmenté avec l’arrivée des vélos électriques. Et regrette le manque de contrôles et de sanctions, ainsi que les faibles amendes, qui encourageraient à ne pas appliquer les règles.

Le Zurichois imagine une vignette obligatoire pour identifier les contrevenants. Et souhaite que les intrépides soient davantage punis. Dans sa motion, il demande d’examiner la possibilité de confisquer les vélos ou d’interdire la conduite à ceux qui enfreignent les règles de manière répétée ou grave. Enfin, les amendes devraient être au même niveau que pour les automobilistes.

Le député genevois Rolin Wavre (PLR), vice-président de l’association Pro Vélo, voit d’abord dans cette intervention «une gesticulation à la veille des élections fédérales, pour faire plaisir à un certain électorat». «Nous ne soutenons évidemment pas les comportements irrespectueux de certains cyclistes, poursuit-il. Et nous travaillons tant en interne qu’en externe pour que chacun se comporte correctement. Et si nous préférons nettement utiliser la prévention, nous admettons que la répression ne peut ni ne doit être exclue.»

Pour le libéral-radical, il ne faut toutefois pas faire de comparaison avec Via sicura. «Ce programme vise à s’attaquer à des excès très graves et particulièrement dangereux pour les autres usagers de la route. Or le vélo est par essence beaucoup moins dangereux que la voiture.» Il conclut que le problème tient également au fait que le réseau cyclable est encore sous-développé et peu adapté aux cyclistes, ce qui peut les conduire à avoir des comportements erronés pour éviter certains dangers.

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